Un établissement refuse l’accès à une trentaine de filles à cause de leurs jupes trop longues

 Un établissement refuse l’accès à une trentaine de filles à cause de leurs jupes trop longues

Belgique. Une des élèves


 


Il y a quelques mois c'était en France. Place à la Belgique ! Ce vendredi 29 mai au matin, l’accès a été refusé à une trentaine de jeunes filles de l’Institut De Mot-Couvreur dans le quartier Dansaert à Bruxelles. Pourquoi ? Parce qu'elles portaient des jupes trop longues.


 


C'est le site internet d'information belge "La Capitale Be" qui révèle l'affaire. Et tout de suite, on pense à la jeune Sarah, 15 ans, qui avait été renvoyée il y a quelques mois à plusieurs reprises de son collège à Charleville-Mézières, elle aussi, pour le même motif : le port d’une jupe trop longue, assimilée à « un signe ostentatoire d’appartenance religieuse ».



« On est arrivé vers 8h ce matin. Nous étions plusieurs à porter des jupes ou robes longues de couleurs. On nous a refusé l’accès pour ce motif en disant que c’était interdit dans le règlement. Pourtant, ils parlent seulement de signes religieux dans le règlement et de jupes longues de couleurs foncées », a commenté Sana, une adolescente belge de 17 ans, qui porte une robe turquoise. « Je ne pense pas que ma robe soit de couleur foncée. De plus, c’est à la mode ». Les jeunes filles ont protesté et sont restées devant l’école pour avoir accès aux cours. En vain.



Contactée par l’école, la police est arrivée en fin de matinée pour demander aux jeunes filles de se disperser et de ne pas rester devant l’école.



Pour  le moment, le directeur de l’établissement n’a pas souhaité s’exprimer publiquement sur le sujet …


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.