Mahdi, 21 ans, originaire de Mantes-La-Jolie, a disparu depuis 53 jours

 Mahdi, 21 ans, originaire de Mantes-La-Jolie, a disparu depuis 53 jours

Disparu depuis le 3-04-15: Mahdi Ait Ouakrim


 


Depuis le 3 avril dernier, Mahdi Ait Ouakrim, 21 ans, 1m73, cheveux noirs, un garçon très mince, originaire de Mantes-La-Jolie (78) a disparu. 


 


« Mahdi habite seul avec sa mère. Sa soeur vit au Maroc. Comme chaque matin, il est parti de chez lui. Quelques jours plus tard, il a appelé sa mère pour lui dire qu’il avait trouvé du travail, et depuis plus rien », raconte inquiète Naima, qui se bat sans relâche aux côtés de la maman pour retrouver le jeune homme.


Le jour de sa disparition, il portait une doudoune noire, un jogging blanc et noir, des baskets bleues et une petite sacoche. « Le 10 mai, je croise sa mère sur mon lieu de travail. Elle me montre une photo de son fils. Et c’est à cet instant que je reconnais Mahdi. Je prenais le train souvent avec lui pour aller à Saint-Lazare quand il allait travailler au Bistrot Romain », explique encore Naima.


« C’est un garçon très bien, sans histoires. On ne sait vraiment pas ce qui a pu arriver. Il est pas du genre à disparaître du jour au lendemain », embraie la jeune femme. Croyant à un retour rapide de son fils, la maman de Mahdi a attendu le 8 mai dernier pour aller porter plainte au commissariat. Sans nouvelles, hier, mardi 26 mai, après 52 jours de disparition, elle a décidé avec Naima de retourner voir la police. Elles sont sorties un peu plus rassurées.


« Les policiers nous ont entendus. Ils nous ont affirmé que l’avis de recherche de Mahdi a été affiché dans tous les commissariats de France. On espère juste que la photo de Mahdi sera diffusée le plus largement possible. On espère qu’il la verra aussi et qu’il appellera sa mère pour lui dire que tout va bien ».


 


Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.