Un juge ordonne au fils de Netanyahu d’arrêter d’harceler les manifestants

 Un juge ordonne au fils de Netanyahu d’arrêter d’harceler les manifestants

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son fils Yaïr Netanyahu. THOMAS COEX / AFP

Yaïr Netanyahu, fils du Premier ministre israélien, a été rappelé à l’ordre par un tribunal. Après avoir diffusé les adresses personnelles des organisateurs des manifestations à l’encontre de son père.

 

Un tribunal de Jérusalem a ordonné dimanche 2 août à Yaïr Netanyahu, de cesser de « harceler » les organisateurs des manifestations. Les protestataires réclamaient le départ de son père.

Yaïr Netanyahu avait tweeté jeudi 30 juillet les adresses personnelles des organisateurs des manifestations qui ont lieu devant le domicile du Premier ministre.

Le fils du Premier ministre, âgé de 29 ans, avait appelé à manifester devant les maisons des manifestants. « J’invite tout le monde à manifester, jour et nuit, devant les maisons de ces gens qui organisent l’anarchie dans notre pays », avait-il tweeté.

Inculpation et manifestations

Depuis de nombreuses semaines, des manifestations se déroulent presque quotidiennement en Israël, notamment devant le domicile du Premier ministre. Ce dernier avait été inculpé en novembre 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires.

Une première pour un chef de gouvernement israélien en cours de mandat. Les protestataires crient leur ras-le-bol contre B. Netanyahu et dénoncent la mauvaise gestion du gouvernement de la pandémie du Covid-19.

Décision du tribunal

La juge israélienne Dorit Feinstein a exigé que le tweet soit effacé. Elle a également décidé que Yaïr Netanyahu devait « cesser de harceler les organisateurs des manifestations pendant six mois et ne plus publier leurs adresses privées ».

En réaction et familier des provocations sur les réseaux sociaux, le fils Netanyahu lui a reproché, dans un tweet, de ne pas avoir pris en compte « les menaces de mort dont (il est) la victime ».

Son père a de son côté dénoncé dans un communiqué les « actes de violences et de harcèlement de tous ». S’exprimant au début du Conseil des ministres hebdomadaire, B. Netanyahu a accusé la presse locale de se mobiliser contre lui, la comparant à la presse en Corée du Nord.

 

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.