Algérie. Il y a 26 ans, Cheb Hasni était assassiné

 Algérie. Il y a 26 ans, Cheb Hasni était assassiné

Le chanteur de Raï algérien Cheb Hasni assassiné le 29 septembre 1994.

Il y a vingt-six ans, jour pour jour, le 29 septembre 1994, dans une Algérie en pleine guerre civile, le chanteur de Raï algérien Cheb Hasni alors âgé de 26 ans était assassiné dans le quartier de Gambetta à Oran, pas très loin du domicile de ses parents, abattu comme un chien en pleine rue de deux balles, l’une dans la tête, l’autre dans le cou. Son frère Houari était à ses côtés. 

 

Pour beaucoup d’Algériens, il ne fait alors aucun doute : ce sont les extrémistes musulmans qui l’ont tué, eux qui ne pouvaient tolérer un chanteur qui célèbre le bonheur et l’amour.

Le 12 juin 1990, l’Algérie connaît sa première véritable élection démocratique et pluraliste.  Il s’agit d’élections locales : municipales et départementales (wilayas). Mais devant le risque que représente le Front islamiste du Salut (FIS), le pouvoir arrête le processus électoral et la répression s’abat contre ses membres qui entrent dans la clandestinité.

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Les dirigeants du FIS appellent alors à la lutte armée. Dès lors, le pays connaîtra près de dix ans de guerre civile entre l’armée et les divers groupes armés. Un conflit qui fera plus de 200 000 morts.

Cheb Hasni est le premier chanteur à être assassiné en Algérie. Sa mort intervient alors qu’un autre chanteur, le Kabyle Lounes Matoub a été enlevé trois jours plus tôt par des groupes armés.

 

Un artiste prolifique

Cheb Hasni laisse derrière lui une œuvre colossale avec plusieurs centaines de chansons enregistrées en seulement six ans.

Vingt-six ans après sa mort, Cheb Hasni continue d’influencer les jeunes générations des deux côtés de la Méditerranée.

Sur sa page Facebook qui compte près de 3 millions de fans, ils sont nombreux à continuer à lui rendre hommage.

 

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.