En Israël, un rabbin affirme que le vaccin contre le Covid-19 rend homo­sexuel

 En Israël, un rabbin affirme que le vaccin contre le Covid-19 rend homo­sexuel

Le rabbin Daniel Asor. Capture d’écran.

Il y a encore plus débile que les complotistes traditionnels. En Israël, un rabbin hare­dim (ultra-ortho­doxe) a mis en garde ses ouailles contre le vaccin Covid-19, qui pour­rait selon lui les « rendre gay ».

 

Selon les médias israé­liens, le rabbin Daniel Asor a fait cette étrange décla­ra­tion lors d’un grand rassem­ble­ment en ligne, rappor­tait The Inde­pendent le 17 janvier.

« Tout vaccin fabriqué à partir d’un substrat embryon­naire, et nous en avons la preuve, provoque des tendances oppo­sées », a-t-il affirmé. Ces propos factuellement aberrants contredisent les déclarations faites par les principaux rabbins orthodoxes, qui encouragent leurs adeptes à se faire vacciner.

En guise de réponse, les défenseurs des droits LGBTQ+ ont choisi la voie de l’humour. Le groupe israélien Havruta a en effet déclaré qu’il « se prépa­rait actuel­le­ment à l’arrivée imminente de nouveaux membres ».

Dans son sermon, le rabbin Asor a par ailleurs affirmé que les campagnes de vaccination étaient une machination d’un « gouvernement mondial malveillant » cherchant à « établir un nouvel ordre mondial ». Il a ajouté que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou était le complice d’une « cabale inter­na­tio­nale compo­sée de Bill Gates, des francs-maçons et des Illu­mi­nati ».

Israël compte vacciner 5 de ses 9 millions de citoyens et rouvrir l’économie d’ici à la mi-mars.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.