La 16è édition du Festival Oriental de Genève a tenu toutes ses promesses

 La 16è édition du Festival Oriental de Genève a tenu toutes ses promesses

Tahar Houchi, le directeur artistique du FIFOG (le Festival International du Film Oriental de Genève). Crédit photo : © Olivier Miche

La 16è édition du Festival International du Film Oriental de Genève (Fifog) s’est achevée ce dimanche 27 juin. Le FIFOG d’or récompensant le meilleur long-métrage a été décerné à Papicha de Mounia Meddour, le FIFOG d’argent à « The Flying Circus », de Fatos Berisha.

 

La 16è édition du Festival Oriental de Genève a tenu toutes ses promessesCe dimanche 27 juin, après une semaine « à courir partout », Tahar Houchi, le directeur artistique du FIFOG (le Festival International du Film Oriental de Genève), est soulagé. La 16è édition du FOFOG (du 21 au 27 juin) a bien eu lieu. Le festival avait failli disparaître en 2019 alors que la Ville de Genève décidait de lui retirer sa subvention.

Heureusement pour lui et le festival, le conseil municipal reviendra à moitié sur sa décision en lui octroyant cette année la moitié de la somme habituelle. Grâce à ses différents partenaires et donateurs, le FIFOG a pu honorer in fine son budget.

« Cette édition est similaire à l’ascension de l’Everest. Dans un contexte de crise sanitaire et d’un monde aveugle qui ne voit pas l’importance que peut avoir un tel festival, l’édition de cette année relève du miracle », confirme Tahar Houchi. « Rien n’est jamais acquis sans effort. Et devant les difficultés, nous avons dû redoubler de férocité ». 

Cette année, le FIFOG a projeté dans sept lieux différents 50 films « en provenance de 20 pays d’Orient et d’Occident » et a réussi à faire venir 40 invités.

« Cette 16ème cuvée a valorisé les films de jeunes réalisateurs et réalisatrices, ainsi que ceux donnant une perception positive de la vie. À travers des fictions et des documentaires, les réalisatrices et les réalisateurs ont présenté leur vision progressiste du monde et exprimé leur espoir de voir des lendemains meilleurs. En ces temps de pessimisme et de violence, ces films sont des bouffées d’oxygène d’un monde qui suffoque à cause de la crise de la Covid-19 », précise Tahar Houchi.

Malgré le Covid, donc, et les restrictions sanitaires strictes appliquées durant toute la durée du festival, les spectateurs ont répondu présents. « A chaque fois que nous projetons un film, nous essayons de faire venir un membre de l’équipe. Nous aimons ces échanges avec le public », explique le directeur artistique du FIFOG.

Le FIFOG d’or récompensant le meilleur long-métrage a été décerné à Papicha de Mounia Meddour, le FIFOG d’argent à The flying circus, de Fatos Berisha.

« Nous comptons bien être présent l’année prochaine même si avec la pandémie, on peut s’attendre à tout. Mais nous sommes confiants pour l’avenir. Avec le soutien des réalisateurs et du public, nous savons que nous avons l’essentiel », conclut déterminé Tahar Houchi.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.