Démarrage de la 16e édition du Festival Cinébanlieue ce mercredi

 Démarrage de la 16e édition du Festival Cinébanlieue ce mercredi

Le rappeur et acteur français Joey Starr (G) et l’acteur français Theo Christine, lors d’un photocall pour le film « Supremes » au Festival de Cannes, le 11 juillet 2021. CHRISTOPHE SIMON / AFP

Quoi de mieux qu’un film qui raconte les débuts des suprêmes NTM, le plus emblématique des groupes de rap français, pour lancer cette nouvelle édition du festival de Cinébanlieue ? Et quoi de mieux que la ville de Saint-Denis, dont sont originaires les deux rappeurs stars des NTM Kool Shen et Joey Starr, pour projeter « Suprêmes ».

 

Ce mercredi 10 novembre donc, au cinéma L’Ecran de Saint-Denis, les spectateurs découvriront en avant-première parisienne le long métrage d’Audrey Estrougo, en présence de l’équipe du film. « Suprêmes » qui sortira dans les salles le 24 novembre.

Au programme de cette 16e édition, 9 longs métrages dont 7 avant-premières, 27 courts métrages dont 11 en compétition. Parmi eux, « Les graines que l’on sème » de Nathan Nicolovitch, un film sur la rébellion à l’autorité. Avec « Sexyclara93 », le réalisateur Mehdi Toulmout nous parle de la drague en ligne. Le « Pardon » de Youssef Ayaden aborde les trafics de stupéfiants. Un programme riche et varié qui devrait séduire les spectateurs.

Changer le regard sur les quartiers

L’objectif de ce festival créé par la réalisatrice Aurélie Cardin depuis ses débuts en 2006 est toujours le même : valoriser les quartiers populaires et la parole de leurs habitants, loin des clichés habituels.

Le festival Cinébanlieue se déroule tous les ans au cinéma L’Ecran de Saint-Denis. Mais, également dans d’autres lieux en région parisienne, comme à Aubervilliers, à Saint-Ouen, ou à l’UGC de Paris 19 où se tiendra la cérémonie de clôture. Depuis 2012, ce festival atypique est parrainé par l’acteur Reda Kateb.

Parmi les nouveautés, on notera les prix d’interprétation nommés en l’honneur de deux personnalités décédées du cinquième art : le prix Darling Légitimus, actrice martiniquaise du film « Rue Cases-Nègres » morte en 1999, et le prix Djemel Barek, acteur et metteur en scène décédé plus récemment, en 2020.

Le jury, présidé cette année par Aïssa Maïga, comptera dans ses rangs, des acteurs, scénaristes, réalisateurs et producteurs, comme Jamel Debbouze, Laurence Lascary ou encore Kamel Guemra.

 

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.