Kilimandjaro : La 1ère cordée 100% féminine du 93 atteint le sommet

 Kilimandjaro : La 1ère cordée 100% féminine du 93 atteint le sommet

Photo : DR

Elles l’ont fait et c’est un exploit ! Ce lundi 27 juin tôt dans la matinée (7h) Rayanne, Nourayat, Ryme, Widad, Imène, Aché, Abir, Selsabile huit jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans et toutes originaires de Seine-Saint-Denis, ont atteint le sommet du Kilimandjaro, le plus haut sommet de l’Afrique qui culmine à 5895 mètres !

 

C’est une prouesse pour ces séquano-dyonisiennes, qui n’étaient pas du tout sportives avant de s’engager dans leur première aventure montagnarde. Pour les préparer, depuis février dernier, deux fois par semaine, en plus des footings ou des sorties à Fontainebleau, les futures grimpeuses du Kilimandjaro charbonnaient sérieusement avec un coach sportif qui leur avaient concocté un programme complet, à base de squats, pompes, travail de renforcement musculaire, gainage, circuit training … Une hygiène alimentaire irréprochable en plus, les huit avaient quitté leur Seine-Saint-Denis natale le 18 juin gonflées à bloc.

 

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Un entrainement qui a donc porté ses fruits.

« C’était difficile mais on a tenu bon. On s’est toutes épaulées », témoigne l’une des apprenties-alpinistes, Rayanne 22 ans, étudiante en BTS. « Contrat rempli. On est folles de joie », s’est réjouie de son côté Dorothée Lesne, responsable du pôle féminin à « Apart », l’association à l’initiative du projet.

Depuis 2016, l’association Apart basé à Tremblay-en-France (93290) organise des treks, aussi bien en France qu’à l’étranger. Il y a six ans, un groupe de Seine-Saint-Denis, composé à la fois de filles et de garçons, était allé au Népal gravir le Kala Patthar (5643m). Mais c’est bien la première fois qu’une cordée 100% féminine partait à l’assaut d’un sommet.

Une première initiative qui devait en appeler d’autres. « Nous sommes extrêmement fiers d’elles et nous espérons que d’autres filles pourront à leur tour partir, se félicite le directeur de l’association Samir Souadji. La montagne est un tremplin vers l’insertion professionnelle car toutes les compétences acquises sur la préparation d’un trek peuvent être transposées dans le monde du travail : endurance, sens de l’effort, capacité à se fixer des objectifs, à tenir le rythme », continue le responsable associatif.

 

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Un moyen aussi de les convaincre de leur valeur.

Avant de revenir dans le 93 et pouvoir célébrer dignement cette ascension victorieuse, les championnes du Kilimandjaro iront quelques jours dans un village reculé de Tanzanie apporter des kits scolaires aux élèves du coin. En France, elles ont réussi à récolter l’argent nécessaire pour acheter un minibus. Le van permettra d’aller récupérer les enfants Masaï, qui faute de transports, ne peuvent aller à l’école.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.