Des incendies font 26 morts en Algérie

 Des incendies font 26 morts en Algérie

Des pompiers interviennent par voie terrestre pour contrôler un feu de forêt à Sétif, en Algérie, le 17 août 2022. Dans une déclaration à la télévision officielle algérienne, le ministre algérien de l’Intérieur, Kemal Belcud, a déclaré que la température de l’air dépassait les 47 degrés et que des incendies de forêt se sont produits dans 106 points différents dans de nombreuses villes depuis le début du mois d’août. 26 personnes sont mortes dans des incendies de forêt à ce jour. Défense civile algérienne / Aumône / Agence Anadolu

Des incendies ont éclaté dans le nord de l’Algérie. Du déjà vu, malheureusement. Comme en été 2021 (voir nos éditions). Bilan provisoire : au moins vingt-six personnes ont péri et plusieurs dizaines ont été blessées dans des feux de forêt de grande ampleur, a annoncé le ministre algérien de l’Intérieur mercredi 17 août au soir.

 

Les feux touchent 14 départements du nord de l’Algérie. Parmi les victimes, deux sont mortes à Sétif et 24 à El Tarf, près de la frontière avec la Tunisie.

« 39 incendies » sont en cours, a précisé la protection civile mercredi. La superficie brûlée estimée n’a pas encore été communiquée par les autorités.

La wilaya (équivalant à la région en France) d’El Tarf enregistre le plus grand nombre d’incendies avec 16 feux en cours. Le feu le plus important se trouve dans “la commune de Zaârouria dans la wilaya de Souk Ahras », plus au sud, à 50 kilomètres de la frontière tunisienne, a rapporté le colonel Farouk Achour de la Direction générale de la protection civile à Algérie Presse Service, mercredi.

Depuis le début de l’été, de nombreux incendies ont éclaté en Algérie faisant six morts, ravivant des souvenirs douloureux de l’été 2021, le plus meurtrier de tous.

Il y a un an, au moins 90 personnes étaient mortes dans des feux de forêt qui ont ravagé le nord du pays où plus de 100 000 hectares de taillis sont partis en fumée.

Chaque année, le nord du pays est touché par des feux de forêt, mais ce phénomène s’accentue d’année en année, comme en France, sous l’effet aussi des changements climatiques.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.