Yennayer 2025 : Aubervilliers célèbre le Nouvel An berbère ce samedi 11 janvier

 Yennayer 2025 : Aubervilliers célèbre le Nouvel An berbère ce samedi 11 janvier

À Aubervilliers, le Nouvel An berbère, Yennayer, s’impose progressivement comme un rendez-vous culturel majeur. Ce samedi 11 janvier, L’Embarcadère accueillera la quatrième édition de cet événement qui mêle traditions et modernité, offrant une vitrine à la culture amazighe tout en s’inscrivant dans un esprit d’ouverture.

En mettant à l’honneur Yennayer, Aubervilliers montre son attachement à la diversité culturelle et à la valorisation des patrimoines multiples. Pour Zakia Bouzidi, adjointe au maire déléguée à la Culture, cette célébration est bien plus qu’une simple fête : « Yennayer est devenu un symbole d’échange entre les cultures et d’enrichissement mutuel. » Une déclaration qui reflète l’ambition de la ville de faire vivre ce moment comme une passerelle entre différentes traditions et générations.

Entre artisanat, gastronomie et musique : un programme éclectique

Le coup d’envoi sera donné à 17h avec un marché artisanal où se mêleront bijoux, vêtements et créations mettant en valeur le savoir-faire berbère. Parmi les exposants, des noms comme Hania Ouicher, qui modernise les tenues traditionnelles, ou encore les chocolats Ansay, connus pour leur créativité, incarnent cette alliance entre héritage et innovation.

Les visiteurs pourront également savourer des plats typiques proposés par la cantine Majouja, véritable ode aux saveurs amazighes. Couscous, amekfoul ou encore rechta permettront de découvrir ou redécouvrir une gastronomie riche de sens et de goût.

La soirée prendra une dimension musicale à partir de 20h, avec des artistes qui incarnent chacun à leur manière la diversité du patrimoine amazigh. Sidi Bémol, figure incontournable du rock celto-berbère, célébrera les 20 ans de son label, tandis que Sarah & Ismaël proposeront une fusion audacieuse mêlant jazz-funk, afrobeat et traditions amazighes.

Une célébration qui s’étend sur deux jours

Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, une soirée d’avant-première se tiendra dès le vendredi 10 janvier au Point Fort. Une occasion de s’immerger dans les danses amazighes avec la compagnie Kif-kif Blédi, ou encore d’assister à des performances artistiques telles que le défilé de bijoux signé Raïssa Leï.

Rendez-vous à L’Embarcadère ce samedi pour une immersion dans la culture amazighe. Entrée libre et atmosphère conviviale garanties.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.