La Maison Maroc pour la paix et la tolérance lance sa première assemblée annuelle

 La Maison Maroc pour la paix et la tolérance lance sa première assemblée annuelle

Un espace d’échange et de mobilisation autour des valeurs universelles de coexistence, de respect mutuel et de solidarité

La Maison Maroc pour la paix et la tolérance a tenu, mercredi 4 mars, à Rabat sa première assemblée annuelle, placée sous le thème « l’éducation à la paix ».

Cette initiative, qui vise à promouvoir le dialogue, l’éducation et la coexistence religieuse, a réuni un large éventail d’acteurs engagés dans la promotion du vivre-ensemble.

Universitaires, responsables institutionnels, acteurs de la société civile, éducateurs et militants se sont retrouvés autour d’un objectif commun : réfléchir aux moyens de renforcer la culture de la paix et de la tolérance dans la société. Cette rencontre se veut avant tout un espace d’échange et de mobilisation autour des valeurs universelles de coexistence, de respect mutuel et de solidarité, dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions.

L’éducation, un levier contre l’extrémisme

Prenant la parole à cette occasion, le président fondateur de la Maison Maroc pour la paix, Farid El Bacha, a souligné que cette première assemblée constitue une étape importante pour l’initiative. Selon lui, l’éducation occupe une place centrale dans la promotion d’une culture de paix et dans la lutte contre l’extrémisme. « L’éducation reste l’unique arme civilisée contre les guerres et l’extrémisme », a-t-il affirmé, précisant que l’une des priorités du programme d’action 2026 sera la sensibilisation des écoliers aux valeurs universelles de respect et de tolérance.

Il a également rappelé que cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le roi Mohammed VI, qui fait du dialogue des cultures, de la paix et du respect de l’altérité des piliers du modèle marocain.

Construire des synergies pour le vivre-ensemble

De son côté, le représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer au Maroc, Steven Höfner, a salué cette initiative qui permet de rassembler plusieurs organisations marocaines engagées dans les questions de coexistence et de tolérance. Cette réunion offre également, selon lui, l’occasion de réfléchir collectivement aux priorités de travail pour les deux prochaines années et d’élargir le réseau d’acteurs impliqués dans cette démarche.

Au-delà des discussions sur le patrimoine et la mémoire, il a insisté sur la nécessité d’explorer les synergies susceptibles de renforcer le vivre-ensemble et de favoriser la résolution pacifique des conflits.

La paix comme projet éducatif et sociétal

Pour Abdellah Ouzitane, président fondateur du Centre d’études et de recherches sur le droit hébraïque au Maroc, le choix du thème de l’éducation à la paix répond directement aux défis actuels. Dans un monde marqué par les crises et les conflits, il estime que la transmission des valeurs de respect, d’entente et de rejet de la violence aux jeunes générations constitue un levier essentiel pour renforcer la coexistence.

Cette rencontre, a-t-il expliqué, doit permettre d’ouvrir des pistes concrètes pour renforcer les pratiques éducatives, sociales et culturelles au service d’une paix durable.

Vers un réseau d’acteurs pour la paix

Au-delà de cette première assemblée, la Maison Maroc pour la paix et la tolérance ambitionne de mettre en place un cycle annuel de conférences et d’initiatives.

L’objectif est de s’inscrire durablement dans le paysage intellectuel et civique du Royaume, en contribuant à la création d’un réseau d’acteurs nationaux et internationaux engagés dans la promotion d’une éducation humaniste, inclusive et tournée vers l’avenir.

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