Liban : un nouveau casque bleu tué, un nouveau cessez-le-feu rejeté

Des Casques bleus de la FINUL patrouillent en véhicule blindé dans le sud du Liban, à Tair Debba, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et le Hezbollah, avril 2026. © Kawnat HAJU / AFP
Tandis que la FINUL déplore une nouvelle victime, les perspectives d’un nouvel accord de cessez-le-feu s’éloignent au Liban.
« Il est arrivé au Liban à la fin du mois de janvier de cette année et il est mort en accomplissant son devoir au service de la paix, sous le drapeau bleu des Nations Unies », déclarait hier (4 juin) Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Le sergent Milovan Jovanivić, casque bleu de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), a succombé à ses blessures causées par un tir d’obus de mortier.
Par ailleurs, deux autres Casques bleus, l’un originaire d’Espagne et l’autre du Salvador, avaient également été touchés dans cette frappe. Ils sont actuellement soignés, selon les informations de la FINUL.
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La FINUL endeuillée une nouvelle fois
Hier, dans un message diffusé sur X, António Guterres condamnait le « meurtre du Casque bleu serbe » de la FINUL. En outre, le secrétaire général de l’ONU déplorait la récurrence de ces attaques contre les soldats de la paix :
« Sept Casques bleus servant avec la FINUL ont maintenant été tués et plusieurs autres ont été blessés depuis l’escalade des hostilités en mars de cette année ».

Le 18 avril, pris dans une embuscade, un Casque bleu français de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) avait été tué, tandis que trois autres ont été blessés dans le sud du pays. Emmanuel Macron avait alors directement mis en cause le Hezbollah. Hier, le chef de l’ONU rappelait que les attaques contre les Casques bleus constituaient « de graves violations du droit international humanitaire et peuvent s’apparenter à des crimes de guerre ».
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Cessez-le-feu ?
Le 16 avril, une cessation des hostilités avait été annoncée, mais sur le terrain elle n’a jamais été respectée par les belligérants.
À la suite d’une quatrième réunion tenue à Washington (2-3 juin) entre les représentants israéliens et libanais, sous l’égide des États-Unis, un nouveau cessez-le-feu devait entrer en vigueur dans la nuit du 3 au 4 juin. Ce cessez-le-feu était subordonné « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah ».
Le mouvement chiite pro-iranien a annoncé hier (4 juin) sa décision de rejeter cet accord. De son côté, Israel Katz, ministre israélien de la Défense, affirmait que Tsahal poursuivrait ses tirs et ses opérations dans le sud du Liban.
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