Le Mossad versus LFI : Frappes préventives

 Le Mossad versus LFI : Frappes préventives

François Piquemal, Sébastien Delogu et David Guiraud, élus de La France Insoumise, lors de meetings pour les municipales 2026, victimes d’une campagne de désinformation numérique. © AFP

Ça a commencé par de petits entrefilets dans la presse française, mais c’est Le Canard Enchaîné qui a fait la synthèse en rassemblant quelques noms bien connus de la France Insoumise qui ont été victimes d’une campagne de désinformation et de déstabilisation menée à partir d’Israël contre ces candidats vedettes proches de Mélenchon.

On apprend ainsi que les trois élus Insoumis, David Guiraud (qui a d’ailleurs réussi à prendre Roubaix malgré tout), Sébastien Delogu à Marseille et François Piquemal à Toulouse, ont été l’objet de plusieurs raids numériques lancés par une mystérieuse société localisée en Israël. La technique est partout la même : à travers de faux comptes sur les réseaux sociaux, chargés de dénigrer et d’insulter les candidats en avançant de fausses informations.

Le palmipède parle ainsi d’un « écosystème articulé autour d’un réseau de sites Web et de comptes de réseaux sociaux visant à dénigrer les candidats LFI. Ce sont donc quatre faux sites Web, associés à des dizaines de comptes Facebook frelatés avec de faux noms et des photos générées par l’intelligence artificielle ».

Le journal a confirmé la campagne de désinformation auprès des principaux intéressés, eux-mêmes avertis parViginum, l’organisme chargé de lutter contre les ingérences en ligne venant de l’étranger.

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Si le fait que la formation de Jean‑Luc Mélenchon soit dans le viseur d’Israël en raison de ses dénonciations du génocide en cours à Gaza est un secret de Polichinelle, l’activisme du Mossad dans l’Hexagone en est un autre.

Non seulement les agents du renseignement extérieur israélien sont chez eux en France, où ils circulent comme bon leur semble, mais leur présence sur le territoire ne date pas d’hier.

Dans le passé, le service a mené des opérations clandestines sur le sol français, où il n’a pas hésité à réaliser des sabotages tels que celui qui a consisté à faire exploser en 1979 deux cuves de réacteur nucléaire commandées par l’Irak dans un entrepôt à La Seyne-sur-Mer, avant leur livraison à ce pays.

Comme les barbouzes sionistes n’ont pas hésité un instant à assassiner des personnalités arabes en France, comme ce scientifique égyptien Yahya El Méchad, impliqué dans le programme nucléaire irakien, assassiné dans sa chambre d’hôtel à Paris en 1980.

Et les recrutements d’agents français sont légion, sans oublier que le service israélien a déjà infiltré des ingénieurs français travaillant dans le secteur de l’énergie pour obtenir des informations stratégiques. Cet activisme a été accru après le 7 octobre 2023, avec la complaisance des services européens qui ont aidé les services israéliens à intensifier leurs opérations secrètes pour traquer les responsables du Hamas en Europe.

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On en viendrait presque à regretter ce bon vieux général, quand le président français avait eu le courage de fustiger publiquement Israël au moment de la guerre des Six-Jours, en juin 1967, et décidé d’un embargo sur les exportations d’armes, poussant le Mossad à monter des opérations en France pour contourner ce blocage. Furieux, De Gaulle avait d’ailleurs exigé le départ des agents du Mossad du territoire.

Ensuite, le rapprochement des Français avec les Palestiniens, sous Giscard et Mitterrand, a fini par mettre les nerfs à vif des barbouzes sionistes. Mais cela, c’est de la vieille histoire.