Un programme artistique à Paris pour les créateurs venus du Maroc

 Un programme artistique à Paris pour les créateurs venus du Maroc

La Cité internationale des arts, la plus grande résidence artistique au monde, accueille chaque année plus de 300 artistes de toutes origines et disciplines, leur offrant un espace pour créer et mener des recherches au cœur de Paris.

L’Institut français du Maroc, en partenariat avec la Cité internationale des arts à Paris, lance un appel à candidatures pour une résidence artistique destinée aux créateurs et professionnels confirmés résidant au Maroc — architectes, artistes visuels, musiciens ou acteurs du spectacle vivant.

Un programme ciblé pour artistes confirmés

Dans le Marais, à deux pas des galeries et des institutions culturelles, la Cité internationale des arts accueille chaque année des artistes venus du monde entier. C’est dans ce lieu chargé d’histoires et de passages que s’inscrit cette résidence, lancée en 2025.

Architectes, designers, commissaires d’exposition, critiques d’art, musiciens ou artistes du spectacle vivant : tous sont appelés à proposer un projet de recherche exigeant, ancré dans leur pratique mais ouvert aux circulations. L’enjeu est clair : sortir du cadre, confronter les regards, inscrire son travail dans un dialogue élargi.

Porté conjointement par l’Institut français du Maroc et la Cité internationale des arts, le programme prévoit trois résidences par an de trois mois. Il vise explicitement à encourager la mobilité des artistes basés au Maroc et à favoriser leur insertion dans des réseaux internationaux, dans la continuité des missions portées par le réseau culturel français.

Conditions, durée et calendrier

Trois lauréats seront retenus pour un séjour de trois mois, avec un accompagnement artistique, un atelier-logement et une allocation mensuelle d’au moins 1000 euros, ainsi que la prise en charge du voyage, du visa et de l’assurance.

L’accès au programme suppose au moins cinq années de pratique professionnelle au Maroc, ainsi qu’un projet de recherche structuré, capable de s’inscrire dans un environnement international. Une exigence qui traduit la volonté de s’adresser à des profils déjà constitués, en phase de bascule.

Au-delà des conditions matérielles, c’est un autre rapport au temps qui se joue : une parenthèse pour expérimenter, nouer des liens, faire évoluer une recherche. Dans un contexte où les mobilités artistiques restent inégalement accessibles, ces résidences constituent donc des leviers discrets mais décisifs.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 26 avril 2026, pour des résultats attendus en mai.

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