Béatrice Orès : “Le droit international doit s’appliquer à Gaza”

Béatrice Orès, Sonia Fayman, MichèleSibony présentent leur ouvrage collectif. crédit photo : archives personnelles de Michèle Sibony
Militante engagée, Béatrice Orès défend une lecture du conflit fondée sur le droit international. Face à la guerre à Gaza, elle appelle à appliquer les principes universels de justice et à reconnaître les violations commises.
Après un passage à la faculté de pharmacie Paris-V et un MBA obtenu à HEC-Paris en 1998, Béatrice Orès travaille en tant que conseillère en propriété industrielle, avant de prendre sa retraite.
Porte-parole de l’Union juive française pour la paix (UJFP), elle s’oppose à ce qu’une “partie de la classe politique française entende restreindre le droit à la critique d’Israël”.
Avec Michèle Sibony, elle publie – toutes les deux sont porte-parole de l’Union juive française pour la paix – un ouvrage qui rassemble une variété de voix juives, religieuses ou révolutionnaires, libérales ou humanistes, qui se sont élevées contre le sionisme en Occident, au sein du monde arabo-musulman ou même en Israël.
Ce recueil de textes datant de 1885 à 2020, Antisionisme, une histoire juive, a été coécrit avec Sonia Fayman. Béatrice Orès a participé également aux ouvrages collectifs Parcours de juifs antisionistes en France (éd. Syllepse, 2022) et Gaza : mort, vie, espoir (éd. Riveneuve, 2025).

de l’UJFP, éd. Syllepse, 120 p., (2022), 10 €
La parole de la diaspora antisioniste
Porte-étendard du rappel au droit international face aux politiques israéliennes, Béatrice Orès critique l’apartheid en cours, dénonce les crimes de guerre et appelle à la défense des droits humains universels.
Le 2 juin 2025, elle déclarait que les “juifs antisionistes dans la diaspora appuient leur position sur l’analyse du processus de colonisation et de guerre permanente, qui dénie leurs droits aux Palestiniens mais place les juifs en danger”.
Pour la militante, “la diaspora antisioniste n’est pas dans une lutte de pouvoir contre l’État d’Israël”.
Enfin, elle mène des campagnes de mobilisation judiciaire de l’UJFP en tant que partie civile visant les Franco-Israéliens qui ont participé au génocide à Gaza.
Son engagement s’inscrit dans celui d’autres voix juives engagées contre la guerre, qui dénoncent les violences et défendent une approche fondée sur le droit et la justice.

Sonia Fayman, Béatrice Orès et Michèle Sibony, éd. Syllepse (2023),
368 p.,
25 €.
FAQ
Qui est Béatrice Orès ?
Béatrice Orès est une militante française et porte-parole de l’Union juive française pour la paix (UJFP). Ancienne conseillère en propriété industrielle, elle s’engage aujourd’hui sur les questions liées au droit international et à la Palestine.
Quel est son engagement principal ?
Elle défend l’application du droit international face aux politiques israéliennes. Elle dénonce notamment les crimes de guerre, l’apartheid et les violations des droits humains à Gaza.
Quels ouvrages a-t-elle publiés ?
Béatrice Orès a coécrit Antisionisme, une histoire juive avec Sonia Fayman. Elle a également participé à des ouvrages collectifs comme Parcours de juifs antisionistes en France et Gaza : mort, vie, espoir.
Quelle est sa position sur l’antisionisme ?
Elle s’inscrit dans une tradition juive antisioniste. Selon elle, cette position repose sur une analyse du processus de colonisation et de guerre, qui met en danger à la fois les Palestiniens et les juifs.
Quel rôle joue-t-elle aujourd’hui ?
Elle participe à des actions de mobilisation, notamment judiciaires, via l’UJFP. Elle agit en tant que partie civile contre des Franco-Israéliens impliqués dans la guerre à Gaza.
