Sonia Dayan-Herzbrun : mettre fin aux logiques coloniales

archives personnelles de Sonia Dayan Herzbrun
Sociologue et philosophe, Sonia Dayan-Herzbrun analyse les logiques coloniales à l’œuvre dans le conflit israélo-palestinien. Face à Gaza, elle appelle à une égalité des vies et à une lecture critique de l’histoire politique du sionisme.
Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue et philosophe française née en 1940, est professeure émérite à l’université Paris-Diderot. Elle est spécialiste de sociologie politique.
Issue d’une famille juive d’Europe centrale ayant fui le nazisme, elle enseigne la sociologie à partir de 1969. Elle fonde ensuite le Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques (CSPRP), aujourd’hui intégré au Laboratoire de changement social et politique (LCSP, Université Paris-Cité).
Ses travaux portent sur les mouvements sociaux, les pratiques politiques et les héritages coloniaux. Codirectrice de la revue Tumultes, elle est aussi autrice de nombreux essais. Elle analyse les transformations contemporaines des engagements politiques à travers une lecture critique des rapports de domination et de la mémoire coloniale.
Dans ses interventions publiques sur Gaza, Sonia Dayan-Herzbrun appelle à “refuser toute hiérarchisation des vies”. Elle invite aussi à ne pas instrumentaliser l’histoire juive pour justifier la violence politique.
Sonia Dayan-Herzbrun insiste sur la nécessité d’“une solidarité fondée sur l’égalité des droits et la fin des logiques coloniales”.
Elle développe ces analyses dans son ouvrage Le sionisme, une invention européenne. Genèse d’une idéologie. Elle y retrace l’émergence historique du sionisme en l’inscrivant dans les dynamiques politiques et intellectuelles européennes.

éd. Lux,
128 p.,
14€
FAQ
Qui est Sonia Dayan-Herzbrun ?
Sonia Dayan-Herzbrun est une sociologue et philosophe française, professeure émérite à l’université Paris-Diderot. Elle est spécialiste de sociologie politique et des mouvements sociaux.
Quels sont ses travaux principaux ?
Ses recherches portent sur les pratiques politiques, les rapports de domination et les héritages coloniaux. Elle analyse les transformations contemporaines des engagements politiques.
Quelle est sa position sur Gaza ?
Elle appelle à “refuser toute hiérarchisation des vies” et critique l’instrumentalisation de l’histoire juive pour justifier la violence politique.
Quelle est sa vision du sionisme ?
Dans son ouvrage Le sionisme, une invention européenne, elle retrace l’émergence du sionisme en l’inscrivant dans les dynamiques politiques et intellectuelles européennes.
Que défend-elle aujourd’hui ?
Elle plaide pour une solidarité fondée sur l’égalité des droits et la fin des logiques coloniales.
