Gaza : plus de 71 milliards de dollars pour la reconstruction

Vue des destructions dans la bande de Gaza, où la reconstruction est estimée à plus de 71 milliards de dollars selon un rapport international. © AFP)
Dans un nouveau rapport, l’ONU et l’UE estiment la reconstruction de Gaza à plus de 71 milliards de dollars, soit plus de 60 milliards d’euros, d’ici à 2036.
Près de 372 000 logements détruits ou endommagés, plus de 50 % des hôpitaux hors service, la quasi-totalité des écoles détruites ou endommagées, une économie contractée de 85 % : Gaza est sinistrée. Selon un rapport des Nations unies et de l’Union européenne, publié conjointement avec la Banque mondiale le 20 avril, le coût total de la reconstruction de la bande de Gaza s’élèverait à plus de 71 milliards de dollars, soit 60 milliards d’euros, sur dix ans.
Le rapport décrit une situation d’urgence « immédiate ». Les besoins à court et moyen terme sont considérables. Afin de « remettre en marche les services vitaux, rebâtir des infrastructures dévastées et relancer une économie à l’arrêt », il faudrait 26,3 milliards de dollars d’ici octobre 2027.
Reconstruction
Selon le rapport, les gouvernorats de Gaza et du nord de Gaza sont les plus ravagés. Le secteur du logement est le plus touché. Le montant nécessaire à sa reconstruction atteint 16,2 milliards de dollars. « Environ 1,9 million de personnes ont été déplacées, souvent à plusieurs reprises, et plus de 60 % de la population a perdu leur logement », souligne le rapport.
La reconstruction du secteur agricole et du système alimentaire nécessitera 10,5 milliards de dollars, celle de la santé 10 milliards de dollars, tandis que le commerce et l’industrie devront mobiliser 9 milliards de dollars.
Accès humanitaire
Au-delà des infrastructures, c’est l’ensemble du marché du travail qu’il faudra relancer. « Près des trois quarts de la population active de Gaza avant le conflit ont perdu leur emploi, ce qui a entraîné un taux d’emploi de 9,3 % », précise le rapport.
La reconstruction implique également la remise en marche des services essentiels, notamment la santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Pour reconstruire ces équipements, « un cessez-le-feu durable et une sécurité adéquate constituent des conditions minimales », selon le document. Deux prérequis à un accès humanitaire sans entrave, considéré comme fondamental pour un redressement de la bande de Gaza.
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