À l’UNESCO, le Maroc veut incarner une Afrique qui innove

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, marraine de la Semaine africaine de l’UNESCO, donne le coup d’envoi de l’édition 2026.
À Paris, la Semaine africaine de l’UNESCO s’est ouverte sous le signe de l’eau, de la culture et de l’engagement des jeunes. Très présent dans les débats, les espaces culturels et les initiatives climatiques, le Maroc cherche à affirmer son rôle de trait d’union entre diplomatie culturelle, développement durable et leadership africain.
Au siège de l’UNESCO, la Semaine africaine a donné mardi 19 mai, le coup d’envoi d’une édition placée sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, enjeu désormais central pour le continent africain. Mais au-delà des problématiques environnementales, l’événement s’impose surtout comme une grande scène diplomatique et culturelle où chaque pays tente de faire entendre sa voix.
Une vitrine africaine à portée mondiale
Dans ce paysage, le Maroc a choisi une présence offensive et multiforme. Panels, expositions, cinéma, Salon du livre africain, défilé de mode ou encore gala de clôture : le Royaume investit tous les espaces d’expression de cette semaine organisée par le Groupe Afrique de l’UNESCO.
L’ambassadeur et délégué permanent du Maroc auprès de l’UNESCO, Samir Addahre, a insisté sur la volonté de donner davantage de place à la jeunesse africaine, dans un cadre qu’il décrit comme un espace universel de dialogue, d’échange et de valorisation des cultures du continent.
Cette édition 2026, qui se prolonge jusqu’au 22 mai, met au cœur des discussions une question devenue stratégique : la pression croissante sur les ressources hydriques africaines sous l’effet du changement climatique, de l’urbanisation et de la croissance démographique.
La directrice générale adjointe de l’UNESCO, Åsa Charlotte Regnér, a rappelé que l’accès à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement sûrs dépasse largement la question environnementale. Il s’agit aussi d’un défi éducatif, sanitaire et économique majeur pour l’avenir du continent.
Des projets africains portés par la jeunesse du continent
L’un des axes les plus visibles de la participation marocaine reste toutefois la mise en avant de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, présidée par Lalla Hasnaa. À travers son programme African Youth Climate Hub, la Fondation entend soutenir concrètement les jeunes Africains engagés dans les projets liés au climat et au développement durable.
Présenté comme un incubateur panafricain lancé en 2019, le programme a déjà accompagné plusieurs dizaines de projets portés par des jeunes issus de 18 pays africains. L’objectif affiché est clair : transformer les idées en initiatives viables capables de répondre aux défis climatiques tout en générant des opportunités économiques.
À l’UNESCO, le Maroc cherche ainsi à projeter une image qui dépasse la seule diplomatie institutionnelle : celle d’un acteur africain qui mise simultanément sur la culture, l’innovation climatique et la jeunesse pour renforcer son influence continentale.
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