Recrutement inclusif : 500 entreprises s’engagent

Le logo du laboratoire pharmaceutique Sanofi, l’une des entreprises signataires de la charte en faveur du recrutement inclusif, photographié à Tours le 18 mars 2025. © Guillaume Souvant / AFP
Pour faciliter le recrutement inclusif, plus de 500 entreprises, dont Sanofi, L’Oréal et le Crédit Mutuel Arkéa, ont signé une charte pour favoriser l’accès à l’emploi des candidats issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux.
En bref
- Plus de 500 entreprises ont signé une charte en faveur d’un recrutement plus inclusif.
- Elles visent au moins 8 % de recrutements issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux.
- Elles se fixent aussi un objectif de 15 % de stages et d’alternances pour les jeunes de ces territoires.
- Des actions de coaching, de formation et de testing à l’embauche accompagneront ces engagements.
- Le gouvernement publiera les résultats du testing national en septembre.
Plus de 500 entreprises signent une charte pour l’emploi
Elles veulent diversifier leurs recrutements en direction des territoires ruraux et des quartiers prioritaires. Cinq cents entreprises ont signé une charte fixant des objectifs chiffrés.
Des PME et de grands groupes, comme Sanofi, L’Oréal et le Crédit Mutuel Arkéa, ont signé mardi cette charte visant à lever les freins à l’embauche dans les quartiers prioritaires et les territoires ruraux. Cet engagement a été pris dans les locaux de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+, dans le cadre de la campagne Talents de France lancée au début de l’année 2026.
Des objectifs de recrutement pour les quartiers prioritaires
Les entreprises signataires s’engagent à atteindre un minimum de 8 % de recrutements issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux. Elles visent également 15 % de stages et d’alternances occupés par des jeunes issus de ces territoires.
Barrières financières, déserts médicaux, difficultés d’accès au logement social, manque de représentativité… Les quartiers prioritaires et les territoires ruraux partagent de nombreuses inégalités territoriales. Aurore Bergé, ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, a évoqué une « géographie de l’injustice » concernant « 42 % des Français ».
Coaching, formation et testing contre les discriminations
Les entreprises signataires devront faciliter l’accès à l’emploi pour les jeunes diplômés issus de ces territoires. Elles proposeront notamment du coaching, des entretiens en visioconférence ou la prise en charge des frais de déplacement, selon la charte.
En interne, elles devront également former les recruteurs et les managers, renforcer les dispositifs d’alerte et développer des outils d’évaluation, notamment à l’aide de questionnaires, pour mieux comprendre le vécu des salariés.
Les plus de 500 entreprises signataires « rassemblent près d’un million de salariés », selon le ministère, qui précise que la charte est également soutenue par plusieurs collectifs représentant, à eux seuls, près de 20 millions de salariés.
Dans le cadre de cette campagne, le ministère a aussi lancé, au début de l’année, une opération de testing à l’embauche avec l’envoi de 16 000 CV en réponse à 4 000 offres d’emploi dans 20 secteurs d’activité. Le bilan est attendu en septembre.
Vos questions sur le recrutement inclusif
Qu’est-ce que la charte pour un recrutement inclusif ?
Il s’agit d’un engagement signé par plus de 500 entreprises. Son objectif est de favoriser l’accès à l’emploi des candidats issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux.
Quels objectifs se fixent les entreprises ?
Les signataires visent au moins 8 % de recrutements issus de ces territoires. Ils souhaitent également porter à 15 % la part des stages et des contrats d’alternance occupés par des jeunes qui en sont issus.
Quelles mesures sont prévues ?
Les entreprises mettront en place des actions de coaching. Elles faciliteront aussi l’accès aux entretiens grâce à la visioconférence ou à la prise en charge des frais de déplacement. Elles renforceront enfin la formation des recruteurs.
À quoi sert le testing lancé par le gouvernement ?
Le ministère a envoyé 16 000 CV en réponse à 4 000 offres d’emploi afin de mesurer les discriminations à l’embauche. Les résultats sont attendus en septembre.
