Les journalistes du Figaro se désolidarisent d’Éric Zemmour

 Les journalistes du Figaro se désolidarisent d’Éric Zemmour


Depuis plusieurs années, Éric Zemmour est condamné par la justice pour ses propos racistes et pourtant, il a toujours le soutien de ses employeurs. Mais l'impunité touche peut-être à sa fin. 


Après sa violente charge contre l’islam et les immigrés « colonisateurs » samedi 28 septembre à la « convention de la droite » organisée à Paris par des proches de l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal et diffusé en direct sur LCI, la société des journalistes (SDJ) du Figaro, l’un des employeurs d’Eric Zemmour, avec RTL et Paris Première, a enfin interpellé sa direction, lundi 30 septembre, dans un courrier qualifiant le journaliste de « rentier de la polémique ».


Dans ce communiqué, l’instance représentative des journalistes du Figaro écrit à propos de Zemmour : « La SDJ s’interroge sur la position, fort commode, de rentier de la polémique qui est la sienne : salarié du Figaro, il se lâche à l’extérieur sans retenue, arguant du fait que cela ne regarde pas ses employeurs et collègues de travail. Les journalistes du Figaro, dans leur immense majorité, ne veulent pas être associés à ses provocations. La SDJ demande instamment à la direction de la rédaction de mettre un terme à cette situation ambiguë. »


Le syndicat SNJ estime que « Zemmour n'a plus rien à faire au Figaro ». Puisse-t-il être entendu…


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.