Tanjazz 2026 : Tanger reprend le tempo

Dee Dee Bridgewater ouvre Tanjazz en beauté, avec la voix d’une grande figure du jazz
Du 18 au 20 septembre, le festival revient à Tanger pour sa 23e édition. Après une année d’interruption, Tanjazz retrouve le Palais des Institutions Italiennes et investit de nouveau la ville. Dee Dee Bridgewater, Rodrigo y Gabriela, Diego El Cigala et Buena Vista All Stars seront les grandes figures de cette édition, qui revendique un jazz ouvert, métissé et sans frontières.
En bref
- Dates : du 18 au 20 septembre 2026.
- Édition : 23e.
- Cœur du festival : Palais des Institutions Italiennes.
- Deux scènes : Patio et Jardin.
- Autres rendez-vous : concerts gratuits en ville, jam sessions, masterclass et cours de swing.
- Têtes d’affiche : Dee Dee Bridgewater, Rodrigo y Gabriela, Diego El Cigala, Buena Vista All Stars.
- 2024 : plus de 59 000 festivaliers et 19 concerts dans cinq lieux.
- 2025 : édition suspendue pour consolider les soutiens et les partenariats.
Un retour très attendu
Tanjazz revient après une année de pause. Le festival avait renoncé à son édition 2025 afin de consolider ses soutiens et ses partenariats.
Créé en 2000 par Philippe Lorin, Tanjazz s’est construit autour d’un principe : faire du jazz une musique de dialogue, capable de croiser les cultures et de se mêler à la vie de Tanger.
Depuis la reprise de l’organisation par Seven PM et l’association JAM, le festival a changé d’échelle. L’édition 2022 avait déjà marqué cette nouvelle étape, avec près de 30 formations venues de 17 nationalités et de quatre continents.
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Une histoire intimement tangéroise
Tanjazz est né avec Tanger. Ses places, ses rues, ses hôtels et ses bâtiments historiques ont longtemps servi de scènes, donnant au festival une dimension profondément urbaine.
Au fil des éditions, cette relation avec la ville a contribué à installer le jazz dans le paysage culturel marocain, tout en ouvrant la programmation aux musiques du monde.

2024, l’année du changement
La 22ᵉ édition, organisée du 19 au 22 septembre 2024, avait confirmé cette évolution. Tanjazz avait investi le Palais des Arts et de la Culture, le Palais des Institutions Italiennes, Bab Marsa et la Kasbah. En 2024, également, le festival avait franchi un nouveau cap : quelque 59 000 spectateurs avaient assisté aux 19 concerts au programme.
L’événement bénéficiait alors d’un contexte exceptionnel. Quelques mois plus tôt, Tanger avait été désignée ville-hôte mondiale de la Journée internationale du jazz, célébrée le 30 avril 2024 sous l’égide de l’UNESCO.
La ville était ainsi devenue la première ville africaine à accueillir cette célébration internationale. Une reconnaissance qui renforçait encore la place du jazz dans son identité culturelle.
2026 : le jazz sans frontières
Pour cette nouvelle édition, Tanjazz poursuit son ouverture. Jazz vocal, flamenco, soul, funk, swing, boogie-woogie, afrobeat, musiques cubaines et guitares acoustiques se côtoieront pendant trois jours.
Le jazz reste le fil conducteur, mais la programmation préfère les passerelles aux catégories.

Dee Dee Bridgewater ouvre le bal
Vendredi 18 septembre, Dee Dee Bridgewater ouvrira le festival.
Grande voix du jazz contemporain, la chanteuse américaine, trois fois récompensée aux Grammy Awards, donnera le ton d’une édition placée sous le signe du croisement des styles.
Elle partagera la soirée avec Rodrigo y Gabriela. Le duo mexicain s’est imposé par son approche spectaculaire de la guitare acoustique, mêlant rythmes latins, influences rock et virtuosité instrumentale.
D’autres grandes figures compléteront l’affiche, notamment Diego El Cigala et Buena Vista All Stars.
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Tanjazz dans la ville
Le festival ne se limitera pas au Palais des Institutions Italiennes. Une partie de la programmation sera gratuite et prendra place dans différents espaces de Tanger.
Au cœur du festival, deux scènes structureront les soirées. La scène Jardin accueillera les grands concerts, tandis que la scène Patio laissera davantage de place au groove, à la danse et aux jam sessions.
Tanger, naturellement jazz
C’est peut-être là que réside la singularité de Tanjazz. Le festival n’a pas besoin de fabriquer une identité internationale pour Tanger. La ville la possède déjà.
Carrefour entre Afrique et Europe, entre Méditerranée et Atlantique, Tanger est une ville de passages et de brassages. Le jazz y trouve un terrain particulièrement naturel.
Trois jours durant, la ville ne fera donc pas que recevoir un festival : elle en deviendra le décor, la scène et l’un des acteurs.

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