Colonies israéliennes : l’ONU recense 61 entreprises de plus

Les logos d’Airbnb et de TripAdvisor, deux entreprises citées dans la nouvelle mise à jour de la base de données de l’ONU sur les activités liées aux colonies israéliennes. © Martin BUREAU / AFP – Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
Dans une nouvelle mise à jour de sa base de données recensant les entreprises dont les activités sont liées aux colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, l’ONU a ajouté 61 entreprises.
En bref
- L’ONU a ajouté 61 entreprises à sa base de données sur les colonies israéliennes.
- La liste compte désormais 214 entreprises issues de 11 pays.
- 126 entreprises ont été évaluées dans cette nouvelle phase.
- 200 entreprises sont considérées comme contribuant aux incidences négatives sur le droit à l’autodétermination.
- 14 entreprises sont considérées comme directement liées à ces incidences.
214 entreprises figurent désormais sur la liste publiée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (25 septembre).
Agriculture, transport, stockage, énergie, alimentation ou encore hôtellerie, des corps de métiers très variés dans lesquels ces entreprises, issues de 11 pays, continuent d’exercer leurs activités, en lien avec les colonies israéliennes.
Si la plupart des entreprises sont israéliennes, parmi les plus connues figurent notamment deux entreprises américaines : Airbnb et TripAdvisor. Publiée pour la première fois en 2020, cette liste avait déjà été actualisée en 2023 et 2025.
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Niveaux d’implication
En 2024, le Haut-Commissariat avait lancé un appel public à contributions. C’est ainsi qu’il a obtenu des informations concernant 596 entreprises. Après en avoir examiné 215 l’an passé, 126 ont été évaluées et 61 d’entre elles figurent donc dans la nouvelle mise à jour de la liste.
En face de chaque entreprise est annoté son degré d’implication dans les incidences négatives sur les droits humains. Dans la majorité des cas, il est annoté « contribution », ce qui signifie que les « activités combinées à celles d’un autre acteur contribuent » à un impact sur les droits humains.
Ce qui est le cas pour Airbnb et TripAdvisor. Pour une dizaine d’entreprises, il est annoté « lien direct », ce qui signifie que « les activités, produits ou services de l’entreprise sont directement liés à des incidences négatives ».
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Autodétermination
« Les entreprises doivent prendre les mesures appropriées pour remédier aux incidences négatives sur les droits humains auxquelles elles sont impliquées » indiquait l’ONU dans le rapport accompagnant la nouvelle liste.
Selon le Haut-Commissariat, faute de moyens nécessaires, pour la dernière mise à jour de la liste l’évaluation portait spécifiquement sur les conséquences pour le droit à l’autodétermination.
Finalement, 200 entreprises sur les 214 de la liste « ont été considérées comme contribuant aux incidences négatives sur le droit à l’autodétermination ». 14 d’entre elles seraient directement liées à ces incidences.
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