Algérie. Après 11 mois de prison, le journaliste Khaled Drareni a été libéré

 Algérie. Après 11 mois de prison, le journaliste Khaled Drareni a été libéré

Khaled Drareni (C), le correspondant algérien de Reporters sans frontières (RSF) accueilli par ses proches après sa libération, le 19 février 2021, de la prison de Koléa près de la ville de Tipasa, à environ 70 km à l’ouest de la capitale Alger. MOUSAAB ROUIBI / AGENCE ANADOLU / AFP

C’est un ouf de soulagement pour tous les proches et soutiens de Khaled Drareni. Le journaliste algérien de 40 ans, détenu arbitrairement depuis le 29 mars 2020, a été libéré ce vendredi 19 février.

 

Khaled Drareni avait été arrêté après avoir couvert en mars 2020 à Alger une manifestation d’étudiants, dans le cadre du Hirak. Il était aussi accusé d’avoir critiqué sur Facebook « la corruption et l’argent » du système politique.

« Je tiens à remercier tous ceux qui ont été solidaires avec moi (…). Je souhaite qu’ils libèrent tous les détenus, notamment les journalistes. Mon combat pour la liberté de la presse en Algérie, mon combat en tant que journaliste va se poursuivre », a-t-il déclaré dans une vidéo enregistrée à bord de la voiture qui le conduisait chez lui à Alger.

Le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) Christophe Deloire a fait part de son « très grand soulagement » et de sa « joie » sur Franceinfo.

« Il a toujours fait preuve d’indépendance d’esprit. Il a su résister aux pressions d’intimidations, au chantage, à la corruption, à tout », lui a rendu hommage Christophe Deloire. Ce dernier avait eu le journaliste algérien au téléphone peu après sa libération. « Il y a une liberté en lui que la prison n’atteignait pas », a-t-il ajouté.

En plus de Khaled Drareni, 32 autres détenus du Hirak ont été relâchés, selon un communiqué du ministère de la Justice qui promet que « d’autres détenus suivront ».

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.