Bruxelles. Des drapeaux « Free Palestine » dans une classe primaire suscitent la polémique

 Bruxelles. Des drapeaux « Free Palestine » dans une classe primaire suscitent la polémique

Photo : DR

Tout commence quand un reportage sur les maux de dos des élèves bruxellois est diffusé sur la chaîne d’info locale BX1. On voit alors très distinctement dans la classe de l’école primaire Emile André, située dans le centre de Bruxelles, plusieurs drapeaux palestiniens avec l’inscription « Free Palestine ».

 

Tollé auprès des téléspectateurs qui se plaignent en envoyant des dizaines de messages à la rédaction de BX1. L’un d’entre eux rappelle le règlement général des écoles de la ville. Il est dit que « tout signe ostensible d’appartenance politique, idéologique ou religieuse, ainsi que toute forme de propagande ou de pression politique, idéologique ou religieuse, sont interdits au sein de l’établissement et durant toutes les activités scolaires et parascolaires ». 

Sentant monter la polémique, une des adjointes à la mairie de Bruxelles, en charge de l’Enseignement a indiqué que la ville avait ouvert une enquête en interne, estimant que « l’affichage de ces drapeaux est une erreur d’appréciation isolée ». 

« Il faut faire un distinguo entre l’évidente neutralité politique de notre enseignement et de nos personnels et l’expression isolée d’enfants qui voulaient faire une action de solidarité ponctuelle », a encore précisé l’élue socialiste.

Avant de s’interroger : « A-t-elle sa place au sein de la classe? La réponse est non, et nous aurons l’occasion d’échanger à ce sujet avec les enseignants concernés pour éviter à l’avenir ce type de situation. »

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Pendant ce temps-là, à Gaza, depuis les représailles de l’armée israélienne sur Gaza courant octobre, le nombre de victimes officielles approcherait le chiffre hallucinant des 30 000. Parmi elles, une majorité de femmes et d’enfants. Sans compter les blessés et le million et demi de personnes déplacées.

Par ailleurs, en Cisjordanie occupée, selon les chiffres des ONG locales, 49 Palestiniens auraient été tués par les colons israéliens en janvier. Une situation effroyable qui peut expliquer l’indignation des enfants de cette école bruxelloise ….

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.