Concours Miss Univers. Miss Grèce refuse d’aller en Israël

 Concours Miss Univers. Miss Grèce refuse d’aller en Israël

« Je ne peux pas monter sur cette scène et faire comme si de rien n’était, quand les gens se battent pour leur vie là-bas », a publié sur Instagram Miss Grèce Rafaele Plastira.

Miss Grèce Rafaele Plastira a annoncé sur Instagram qu’elle ne participera pas au concours de Miss Univers qui aura lieu le mois prochain en Israël.

 

« Je n’assisterai pas a Miss univers cette année. La raison en est le pays » a-t-elle écrit. « Ça me fait mal parce que j’ai attendu de nombreuses années pour réaliser mon rêve (….). Je ne peux pas monter sur cette scène et faire comme si de rien n’était, quand les gens se battent pour leur vie là-bas », a ajouté encore Rafaele Plastira.

Le 70e concours de Miss Univers se tiendra le 12 décembre à Eilat, en Israël. Des concurrentes de 66 pays et territoires ont été sélectionnées pour y participer. Quarante-neuf ont été les gagnantes du concours national de leur pays, tandis que dix-sept ont été nommées à leurs postes après avoir été finalistes de leur concours national ou après avoir été sélectionnées via un processus de casting.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), a salué la décision de Rafaele Plastira.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement sud-africain avait annoncé dans un communiqué qu’il retirait son soutien au concours Miss Afrique du Sud, suite aux appels de diverses organisations sud-africaines à boycotter l’événement et à faire preuve de solidarité avec le peuple palestinien.

Une pression supplémentaire pour Lalela Mswane, la représentante sud-africaine après celle du gouvernement dans un pays qui se souvient encore de l’apartheid.

« Nous avons lancé un appel clair à Lalela Mswane pour qu’elle boycotte Miss Univers parce qu’elle se déroule dans un Etat d’apartheid. En tant que Sud-Africains, nous pouvons comprendre cela. Nous comprenons la brutalité dont nous avons été victimes et dont nous sommes les témoins quotidiens contre des Palestiniens sans défense », a expliqué Mandla Mandela, un député sud-africain.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.