Coronavirus : L’Autorité palestinienne impose un couvre-feu

 Coronavirus : L’Autorité palestinienne impose un couvre-feu

Couvre-feu en Palestine à partire de dimanche 2 juillet 2020. Illustration – JAAFAR ASHTIYEH / AFP

L’Autorité palestinienne a prolongé ce dimanche 12 juillet le bouclage de la Cisjordanie occupée après une hausse du nombre de cas de coronavirus. Les déplacements entre les gouvernorats resteront donc interdits pour encore deux semaines, a indiqué le porte-parole du gouvernement palestinien, Ibrahim Melhem, lors d’une conférence de presse. 

 

Le gouvernement palestinien avait décidé de boucler la Cisjordanie à partir du 3 juillet. Il a renouvelé cette décision, quelques jours plus tard. Après avoir constaté une recrudescence du nombre de malades.

Ce n’est pas tout : un couvre-feu sera par ailleurs en vigueur tous les jours de 20 heures à 6 heures. Sauf du jeudi soir au dimanche matin, qui correspond au week-end en Cisjordanie, où il prendra effet toute la journée. En revanche, pour les principales villes de Cisjordanie (Ramallah, Hébron, Naplouse et Bethléem), il sera total de dimanche soir à jeudi soir.

Restrictions

Seules les pharmacies et les boulangeries sont autorisées à rester ouvertes pendant deux semaines. Il est donc « strictement interdit d’organiser des mariages, des funérailles et des fêtes », a insisté Ibrahim Melhem. Il est également « strictement interdit » pour les Palestiniens d’aller travailler dans les colonies israéliennes, en Cisjordanie, a-t-il ajouté.

Les décisions de l’Autorité palestinienne ne s’appliquent que sur les secteurs sous contrôle palestinien en Cisjordanie. Un territoire occupé illégalement depuis 1967 par Israël qui en contrôle tous les points d’entrée. 

Bilan

Le ministère de la Santé a officiellement recensé plus de 6 150 personnes contaminées par le coronavirus, dont 33 sont décédées. Selon un bilan communiqué dimanche. De l’autre côté du mur de séparation, côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 38.600 cas de coronavirus. 360 d’entre eux sont décédés.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.