La garde civile sur le qui-vive à Sebta après l’échec d’un assaut massif de Subsahariens

 La garde civile sur le qui-vive à Sebta après l’échec d’un assaut massif de Subsahariens

Illustration – Les migrants subsahariens tentent régulièrement de pénétrer dans les deux présides occupés de Sebta et Melilla


Une centaine de migrants originaires de pays d’Afrique subsaharienne ont tenté, mardi  7 novembre, d’entrer de force à l’intérieur du préside occupé de Sebta dans le nord du Maroc. 


L’opération a été mise en échec par les services de sécurité marocains qui ont arrêté plus de 80 assaillants. En même temps la tentative a provoqué un état d’alerte au sein de la garde civile espagnole à l’intérieur du préside occupé, qui a renforcé son dispositif de sécurité tout au long de la clôture métallique qui entoure la ville.


Les migrants subsahariens tentent régulièrement de pénétrer dans les deux présides occupés par l’Espagne de Sebta et Melilla, encerclés par des grilles métalliques rehaussées de trois à six mètres en 2005 et surmontées de fils de fer barbelés. Sebta et Melilla sont régulièrement le théâtre de tentatives d’entrées massives de migrants africains. En février dernier, 850 sont parvenus à passer à Sebta en seulement quatre jours en franchissant la double clôture grillagée de huit kilomètres de long. En mars et en juin, deux voitures bélier ont également forcé le passage du poste-frontière de Melilla.


Le préside occupé de Sebta constitue avec Melilla la seule frontière terrestre entre le continent africain et l’Union européenne, c’est un point de passage pour l’immigration clandestine venue d’Afrique noire et du Maghreb.


Depuis le début de l’année 2017, la Croix-Rouge y a pris en charge quelque 7.400 migrants, contre 3.600 sur la même période l’an dernier.


Mohamed El Hamraoui

Mohamed El Hamraoui