L’homme qui a fauché une famille ne serait pas algérien

 L’homme qui a fauché une famille ne serait pas algérien


Pour les médias et certains politiques français, il était le coupable idéal. Le conducteur de 21 ans qui avait perdu le contrôle de son véhicule jeudi 11 juillet,  fauchant à Montpellier une famille, tuant la mère et blessant grièvement son bébé, avait été présenté très vite, (trop vite ?) comme un supporter de l'Algérie fêtant la qualification de son équipe en demi-finale de Coupe d'Afrique des Nations. 


Cette version est désormais contestée par ses proches qui ont affirmé qu'il n'était pas supporter de cette équipe, comme l'indiquent nos confrères du Midi Libre.


Il s'agirait d'un Franco-Marocain. C'est ce qu'il aurait également déclaré en audition. Le Parisien a interrogé son beau-frère qui a assuré qu'il était d'origine marocaine et qu'il travaillait à l'hôpital dans la sécurité incendie. Toujours interrogée par le quotidien, sa mère a affirmé qu'il "était sorti pour chercher à manger".


Le parquet de Montpellier a indiqué que le conducteur avait été "pris dans un contexte de liesse festive". Plusieurs témoins l'auraient vu circuler à vive allure. Une version de nouveau contestée par ses proches qui ont assuré qu'il "aurait cherché à quitter les lieux des célébrations au moment du drame".


Le Parisien a révélé qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire et que les premiers contrôles d'alcool et de stupéfiants étaient négatifs. Une enquête a été ouverte pour


"homicide involontaire aggravé et blessures aggravées, avec la circonstance de manquement délibéré aux règles de conduite", confiée au commissariat de police de Montpellier. Des prélèvements sanguins et urinaires sont également en cours d'après Midi Libre.


Le procureur de la République, Christophe Barret, devrait donner des précisions sur cette affaire dans le week-end.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.