Moussa: « Je n’ai jamais mandaté Karim Achoui comme avocat »

 Moussa: « Je n’ai jamais mandaté Karim Achoui comme avocat »

Moussa humanitaire français


 


Mardi dernier (9 février), Kamdem a rendu visite à son frère Moussa. Depuis le 22 décembre 2015, cet humanitaire français est incarcéré dans une prison au sud du Bangladesh. Il a été rassuré par l'état de santé de son frère et a découvert avec stupéfaction que Moussa n'avait jamais mandaté Karim Achoui comme avocat.  


 


LCDL : Avez-vous mandaté Karim Achoui ?  


Kamdem Tchantchuing : Non, il n'a pas été mandaté par la famille et c'est en rendant visite à Moussa dans sa prison, que mon frère m'a dit qu'il n'avait jamais mandaté maître Achoui. C'est pour cette raison que nous n'avons pas communiqué avant sur cette intrusion, même si nous avions quelques doutes, nous voulions en être sûr. En fait, Me Achoui s'est auto-mandaté, et s'est rendu au Bangladesh de son propre chef .  





Pourquoi avez-vous décidé de rendre publique votre décision ?


Parce que nous voulons que Me Achoui cesse d'intervenir intempestivement dans le dossier de mon frère, qui est un dossier hautement sensible et qui a besoin d'être traité avec sérénité et sérieux. Nous espérons que maître Achoui prendra acte de la volonté de mon frère et de sa famille et qu'il arrêtera toute communication sur cette affaire. 


 


Propos recueillis par Nadir Dendoune


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.