Bayonne : une élue de Stains refuse la minute de silence

 Bayonne : une élue de Stains refuse la minute de silence


Ce jeudi 21 novembre, juste avant que la réunion du conseil municipal ne démarre, Azzedine Taibi, le maire de Stains (93) propose à l’assemblée d’observer une minute de silence pour les « victimes de l’attentat de la mosquée de Bayonne ».


« Notre conseil municipal rend toujours hommage aux victimes d’attentats, peu importe leurs origines", rappelle Farida Aoudia Ammi, adjointe au maire de la ville communiste.


Les personnes présentes dans la salle sont alors invitées à se lever. Alors que tout le monde s'exécute, Marie-Claude Goureau, élue d’opposition est la seule à rester assise. "Il a fallu que le chef de l'opposition Julien Mugerin la force à se lever. Il lui tirait le bras", raconte excédée Farida Aoudia Ammi.


Après quelques secondes d’hésitation, pressée donc par Julien Mugerin, Marie-Claude Goureau accepte de se lever. La minute de silence écoulée, indignée par le comportement de Marie-Claude Goureau, Farida Aoudia Ammi demande alors des explications à l'élue d'opposition.


"Elle voulait manifester ses désaccords avec le maire. Cette minute de silence est un moment de cohésion républicaine, un hommage aux victimes. Je trouve inadmissible qu’une élue puisse agir de la sorte. C’est une insulte aux victimes », ajoute Farida Aoudia.


Nos tentatives pour joindre Marie-Claude Goureau et Julien Mugerin n’ont pas abouti.


Dans le public, plusieurs personnes brandissent des photos où Julien Mugerin pose fièrement avec Eric Zemmour. Ce qui a le don d'énerver les élus d'opposition qui décident de quitter le conseil municipal. A quatre mois des élections municipales, la situation à Stains demeure très tendue.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.