“Je n’ai pas tué Yacine parce qu’il était arabe”, Gérald C. à son premier jour de procès

 “Je n’ai pas tué Yacine parce qu’il était arabe”, Gérald C. à son premier jour de procès


Cette première journée de procès sur les trois prévues devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine a permis une bonne fois pour toute d'éteindre la polémique lancée sur les réseaux sociaux qui tentait de faire de ce drame un règlement de comptes entre juifs et musulmans. Non, Yacine A. n'a pas été poignardé le 14 décembre 2014 dans un appartement de Neuilly-sur-Seine (92) de 51 coups de couteau parce qu'il était "arabe". 


Que ce soit sa famille, ou celui qui l'a tué, Gérald G., ou encore Danny C., le demi-frère de l'accusé, poursuivi devant la cour pour "non assistance en personne en danger", tous ont répété que le racisme n'a rien à voir dans cette horrible affaire. "En prison, j'ai eu des soucis alors on m'a transféré. Un site internet d'info a dit que j'ai tué un arabe mais ça n'a rien à voir avec le fait qu'il soit arabe", a déclaré Gérard, de père espagnol, de mère juive, placé en détention depuis les faits. 


"Avec Yacine, on se connaît depuis tout petit. J'allais chez lui et il venait chez moi. A certains moments, j'étais plus proche de lui que de ma propre famille", a ajouté Danny C. 


Des propos confirmés par une des cousines de la victime. "Il faut arrêter avec ces histoires d'islamophobie. Yacine a été victime d'un crime crapuleux".


Le 14 décembre 2014, Yacine A. se rend au domicile de l'un de ses ami Gérald G, avenue du Roule à Neuilly-sur-Seine. Il n'en ressortira pas vivant. Pour des raisons encore inconnues, Gérald poignarde Yacine de 51 coups de couteau dont quatre mortels. La police, prévenue par des voisins, arrive sur les lieux très vite et interpelle le meurtrier. 


Lors de l’instruction, Gérald a soutenu que son ancien copain d’enfance le rackettait mais ses explications n'ont pas convaincu les enquêteurs. Des histoires de dettes sur fond de trafic de stupéfiants apparaissent également dans cette affaire.


Lors des deux derniers jours du procès, la cour d'assises des Hauts-de-Seine espère connaître enfin le mobile du crime que l'enquête pour l'instant n'a pas permis de révéler. 


Le procès continuera ces mercredi et jeudi (6 et 7 septembre). Le verdict devrait être rendu dans la foulée. 


Nadir Dendoune

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune