Il y a dix-sept ans mourait Yasser Arafat

 Il y a dix-sept ans mourait Yasser Arafat

Un Palestinien pleure la mort de Yasser Arafat, la tête posée contre un portrait du leader palestinien accroché sur le mur du bureau de l’OLP, en Cisjordanie, à Ramallah, le 11 novembre 2004, date officielle de son décès. THOMAS COEX / AFP

Il y a 17 ans, Yasser Arafat décédait. Quelques semaines plus tôt, en octobre 2004, alors que sa santé se dégrade, le leader palestinien est hospitalisé d’urgence en France à l’hôpital militaire Percy, où il meurt officiellement le 11 novembre 2004. Depuis, sa famille soupçonne un empoisonnement au polonium 210.

 

En 2012, la dépouille de Yasser Arafat est exhumée, mais les conclusions des experts suisses, russes et français se contredisent. Le 21 juillet 2015, le parquet de Nanterre prononce un non-lieu.

Né en 1929 au Caire, en Egypte, Yasser Arafat s’engage auprès des Frères musulmans avant de cofonder en 1959 le Fatah, le Mouvement de libération de la Palestine.

Le Fatah rejoint en 1964 l’Organisation de libération de la Palestine, que Yasser Arafat dirige de 1969 à sa mort. Infatigable défenseur des droits des Palestiniens, il reçoit en 1994 le Prix Nobel de la Paix.

Quand il meurt, aucune autopsie n’est pratiquée, et les médecins français qui le soignent se déclarent incapables de déterminer la cause du décès.

Les experts mandatés par les juges d’instruction français écartent à plusieurs reprises la thèse d’un empoisonnement au polonium 210.

Des experts suisses sollicités par la veuve jugent au contraire la thèse de l’empoisonnement « plus cohérente » avec leurs résultats.

A l’annonce de la clôture de l’enquête, en mai 2014, les avocats de Mme Arafat avaient reproché aux juges d’avoir fermé le dossier trop vite et d’avoir agi dans la « précipitation et l’urgence ». Plusieurs demandes d’actes supplémentaires déposées par Souha Arafat avaient ensuite été rejetées.

Dix-sept ans après la mort de Yasser Arafat, l’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas sont à bout de souffle. Pour la Palestine et les droits de son peuple, il y a un avant et après Yasser Arafat…

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.