Une société de nettoyage propose des tarifs en fonction de l’origine de ses employés

 Une société de nettoyage propose des tarifs en fonction de l’origine de ses employés

Image publiée sur la page Facebook de la journaliste Tal Schneider


 


"Vous ne voulez pas engager un Arabe pour des raisons de sécurité ? Il existe une solution", scande une société israélienne de nettoyage qui a trouvé une solution pour satisfaire les instincts les plus bas de ses clients. Révélée ce vendredi 5 février par la journaliste Tal Schneider, l'information a été reprise par le quotidien israélien Haaretz. 


 


Une société de nettoyage à domicile israélienne a mis en place un système tarifaire en fonction de l’origine ethnique de ses employés. Par exemple, une femme de ménage originaire d'Europe, dotée de la nationalité israélienne, vous coûtera plus cher (16 euros de l’heure) qu’une étrangère d’origine africaine (12 euros).


Publiée sur la page Facebook de la journaliste, l'image a fait le tour des réseaux sociaux. L’immense majorité a exprimé son indignation, sa colère et son dégoût face à de telles pratiques.


Même si le nom de l'entreprise n'était pas précisé, un prospectus détaillant cette offre de service aurait été distribué au nord de Tel-Aviv. Il assure à ses clients que la société dispose des autorisations pour engager les employés en question.


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.