Les Maldives interdisent l’entrée aux Israéliens pour dénoncer les massacres à Gaza

 Les Maldives interdisent l’entrée aux Israéliens pour dénoncer les massacres à Gaza

Le président des Maldives, Mohamed Muizzu (au centre) (Photo : Mohamed Afrah / AFP/ Décembre 2024)

Une décision qui pourrait faire des émules. La République islamique des Maldives a annoncé ce mardi 15 avril l’interdiction de l’entrée des Israéliens sur leur sol pour exprimer leur « solidarité résolue » avec la population de Gaza, alors que le gouvernement israélien a décidé de rompre unilatéralement la trêve.

Les parlementaires de cet archipel touristique de l’océan Indien ont approuvé un projet de loi en ce sens, aussitôt promulgué par le président Mohamed Muizzu.

« Cette ratification reflète la position déterminée du gouvernement face aux atrocités répétées et aux actes de génocide perpétrés par Israël à l’endroit du peuple palestinien », a indiqué la présidence. « Les Maldives réaffirment leur solidarité résolue avec la cause palestinienne », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

L’interdiction de séjour des ressortissants israéliens, soutenue par le gouvernement comme par l’opposition, a pris effet immédiatement, a précisé à l’AFP un porte-parole de la présidence.

Maldives/Israël
La plage de l’île Alifu Alifu Rasdhoo, aux Maldives, le 7 novembre 2024. (Photo : Mohamed Afrah / AFP)

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Réputée pour ses plages de sable blanc, ses lagons baignés d’eau turquoise et ses récifs coralliens, les Maldives ont accueilli en février quelque 214.000 touristes étrangers, dont seulement 59 Israéliens.

Une précédente interdiction de séjour des touristes de nationalité israélienne avait été levée au début des années 1990 et les autorités avaient brièvement renoué des relations avec Israël en 2010.

L’an dernier, le ministère israélien des Affaires étrangères avait recommandé à ses citoyens d’éviter tout séjour aux Maldives.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.