Mort d’un adolescent palestinien après avoir été poursuivi par des soldats israéliens

 Mort d’un adolescent palestinien après avoir été poursuivi par des soldats israéliens

Cisjordanie occupée – 25 octobre 2020 : Des Palestiniens portent le corps d’un adolescent palestinien, Amir Snober, 18 ans, battu à mort par des soldats israéliens, au village de Yatma. ISSAM RIMAWI / AGENCE ANADOLU / AFP

Un Palestinien de 18 ans est mort de ses blessures le 25 octobre 2020, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, après avoir été poursuivi par les soldats israéliens. Il est décédé des suites d’un traumatisme violent au cou, selon le ministère palestinien de la Santé. 

 

Des proches d’Amer Snobar ont déclaré que les soldats israéliens l’avaient battu à mort, tandis que l’armée israélienne a déclaré que l’homme était tombé et s’était cogné la tête alors que les troupes le poursuivaient.

L’armée israélienne a déclaré qu’elle avait tenté d’arrêter Snobar après avoir reçu des informations selon lesquelles des Palestiniens lançaient des pierres sur des véhicules sur une autoroute de Cisjordanie occupée, près d’un village au nord de Ramallah.

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L’Autorité palestinienne a accusé les soldats israéliens d’acte « monstrueux de brutalité contre un jeune homme sans défense, dont le seul crime était d’être palestinien ». « Ils l’ont battu à mort et n’ont laissé personne le soigner. Pourquoi quelqu’un ferait-il cela à un jeune garçon, à un enfant ? C’est encore un enfant », s’est-elle interrogée.

Le corps de Snobar a été transporté à l’hôpital de Ramallah, où les médecins ont pratiqué une autopsie.

Le directeur de l’hôpital, le Dr Ahmed Bitawi, a déclaré qu’il y avait des signes de traumatisme au dos et à la tête de Snobar, mais aussi des signes sur sa poitrine des efforts de réanimation.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.