Plainte du maire de Besançon après une action du collectif Némésis

 Plainte du maire de Besançon après une action du collectif Némésis

Logo du collectif d’extrême droite Némésis sur la veste d’une manifestante lors d’un rassemblement à Paris, le 8 mars 2026. © Kenzo Tribouillard / AFP

Une banderole du collectif Némésis visant les étrangers a suscité une vive polémique lors du défilé du carnaval de Besançon. La ville a saisi la justice après cette action en pleine parade festive.

 

Cette banderole jaune et rouge, de la hauteur d’un étage, a été suspendue dimanche à la façade d’un immeuble au passage du carnaval dans la capitale franc-comtoise. Mais les autorités n’ont pas pu intervenir aussitôt, le message haineux a donc été maintenu pendant toutes les festivités.

Des militantes de ce collectif ont également brandi des pancartes avec les mêmes contenus à caractère xénophobe, parmi la foule du carnaval. Ces messages ont d’abord été dénoncés sur ses réseaux sociaux par l’élue LFI Séverine Véziès.

Respect et vivre-ensemble

Puis le maire s’est emparé de l’affaire. « Suite à la présence d’une banderole et au défilé de deux pancartes portées par le collectif Némésis lors du carnaval de Besançon ce week-end, une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin », a fait savoir la ville dans un communiqué.

« Le maire et l’ensemble de l’équipe municipale condamnent fermement ces faits et réaffirment leur attachement aux valeurs de respect et de vivre-ensemble », a ajouté la mairie, dirigée par le LR Ludovic Fagaut.

Féminisme revendiqué

Il avait déjà perturbé le carnaval de Besançon il y a deux ans, s’attirant une plainte de la maire écologiste d’alors, Anne Vignot.

La maire avait également porté plainte en janvier 2025 après que des militantes de Némésis ont perturbé une cérémonie des vœux de la municipalité.

Némésis est un groupe identitaire proche de l’extrême droite se revendiquant féministe.