Colombes : couvre-feu pour les moins de 17 ans

 Colombes : couvre-feu pour les moins de 17 ans


Une information passée quasiment  inaperçue. La mairie LR de Colombes, dirigée par Nicole Gouetta, a instauré dès mardi soir un couvre-feu pour les mineurs de moins de 17 ans de 22h à 6h dans trois quartiers sensibles de la ville.


Ce n'est pas la première fois qu'une telle mesure est prise : Colombes avait déjà instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans en octobre 2016, avant que cet arrêté ne soit suspendu quelques semaines plus tard par le tribunal administratif à la suite d'une requête en référé déposée par la Ligue des droits de l'Homme (LDH).



Cette fois-ci, le directeur de la sécurité et de la prévention de Colombes de cette commune des Hauts-de-Seine, Alain Faugeras, espère que l'arrêté pris par la mairie sera "davantage inattaquable". "On a des statistiques très conséquentes avec beaucoup d'interventions qui impliquent des mineurs", a-t-il affirmé. "Le gros des infractions auxquelles nous sommes confrontées sont commises par des 15-17 ans", a-t-il poursuivi.


En décembre 2016, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait estimé que "le nombre peu élevé en valeur absolue de délits commis par des mineurs de moins de 16 ans (…) ne saurait justifier les restrictions apportées à la liberté d'aller et venir des mineurs".



Les trois quartiers visés par l'arrêté sont ceux du Petit-Colombes, des Fossés-Jean et Europe. Tout jeune de moins de 17 ans se trouvant seul dehors entre 22h et 6h du matin sur ces zones pourra être conduit au poste par la police. Le 26 avril, deux mineurs de 17 ans avaient été blessés par balles aux jambes et un adolescent de 13 ans, passant sur les lieux par hasard, avait reçu une balle dans le bras.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.