16h47, l’heure où les femmes se mettent à travailler gratos

 16h47, l’heure où les femmes se mettent à travailler gratos

Michael Bunel / NurPhoto / AFP


Il s’appelle le mouvement du 5 novembre 16h47, et il correspond à la date à partir de laquelle les femmes travaillent bénévolement jusqu'à la fin de l'année.


16h47, l’heure où les femmes se mettent à travailler gratos



Il s’appelle le mouvement du 5 novembre 16h47, et il correspond à la date à partir de laquelle les femmes travaillent bénévolement jusqu'à la fin de l'année.

 


C’est la 4e année consécutive que cette journée symbolique est mise en place pour sensibiliser l’opinion publique à la question des inégalités de salaire entre les femmes et les hommes. A partir d’aujourd’hui, mardi 5 novembre, à 16h47, les femmes travailleront gratuitement jusqu’au 31 décembre 2019, si l’on part du principe que le reste de l’année, elles étaient payées au même tarif que les hommes.



15,4% ou 19,2%



Selon le baromètre Eurostat, le salaire horaire brut moyen des femmes en France est inférieur de 15,4% à celui des hommes. C’est partant de ce chiffre très parlant que Les Glorieuses ont lancé le « mouvement du 5 novembre 16h47 ». Pourtant ce chiffre ne fait pas l’unanimité. Selon le gouvernement, il s’élèverait plutôt à 19,2%, ce qui ne fait qu’ajouter à l’ampleur du phénomène.



Poids de la maternité



Depuis 1972, la loi française impose l’égalité salariale pour tout travail de « valeur » égale. Or dans les faits, ce sont les femmes qui sont le plus exposées à la précarité dans le monde professionnel.


Et à diplôme et tâche équivalents, les métiers à prédominance féminine sont à chaque fois sous-payés. Sans oublier, également, le poids de la maternité sur l’évolution salariale dans une carrière.


Selon les chiffres de l’Insee publiés le 10 octobre dernier, cela se chiffrerait, pour les femmes, à une perte moyenne de salaire de 25%, 5 ans après ledit congé.



 

Chloe Juhel

Chloe Juhel