Roissy : Un enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un avion venant d’Abidjan

 Roissy : Un enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un avion venant d’Abidjan


Le drame absolu. Le corps d’un enfant « d’une dizaine d’années » a été retrouvé ce mercredi matin dans le train d’atterrissage d’un avion d’Air France en provenance d’Abidjan.


L’avion, un Boeing 777, avait décollé d’Abidjan mardi soir et s’est posé peu après 6 heures du matin à Paris. Le corps a été découvert aux alentours de 6h40 lorsque le personnel de l'aéroport a voulu poser les cales sur le train d'atterrissage.


Dans un communiqué, la compagnie aérienne française, qui confirme la mort d’un « passage clandestin » sans préciser son âge, déplore un « drame humain ».


Dans un tweet publié ce mercredi matin, Air France évoque « le corps sans vie d'un passager clandestin » découvert dans le puits d'un train d'atterrissage « de l'appareil effectuant le vol AF703 reliant Abidjan (ABJ) à Paris-Charles de Gaulle le 7 janvier 2020 ».


Dans un second message, la compagnie aérienne exprime sa compassion et déplore ce drame humain. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les investigations ont été confiées à la Gendarmerie des Transports aériens (GTA).


L'enfant n'a toujours pas été identifié, son corps a été envoyé à l'institut médico-légal. 


Air France a également demandé un rapport à son chef d'escale d'Abidjan.


« Au-delà du drame humain, cela indique une faille de sécurité majeure à l'aéroport d'Abidjan », a déclaré une source sécuritaire ivoirienne, se demandant comment un enfant d'une dizaine d'années a pu accéder à un avion et s'il a bénéficié de complicité. L'aéroport est pourtant doté d'un dispositif de sécurité particulier.


Ces dernières années, plusieurs passagers sans papiers, notamment des adolescents en provenance d'Afrique, ont été retrouvés morts de froid ou écrasés dans des soutes de train d'atterrissage. Les températures descendent à -50 °C entre 9000 et 10 000 mètres, altitude à laquelle volent les avions de ligne. Les logements de train d'atterrissage ne sont ni chauffés, ni pressurisés.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.