Tensions franco-algériennes : E. Macron prône l’apaisement

 Tensions franco-algériennes : E. Macron prône l’apaisement

VALERY HACHE / AFP

Après des tensions avec l’Algérie, suite à la réduction de la délivrance des visas et des propos sur le système politique algérien, Emmanuel Macron prône l’apaisement.

 

Apaisement

Ce matin (5 octobre), au micro de France Inter, Emmanuel Macron prônait l’apaisement dans les relations avec l’Algérie sur les sujets mémoriaux. Ce week-end (3 octobre), des propos attribués au Président de la République française par le journal Le Monde, et jusqu’ici non démentis, critiquant le système politique algérien et parlant d’une « rente mémorielle » a mis le feu aux poudres.

Aujourd’hui, le chef d’Etat tente de calmer les choses, en réaffirmant son plus grand respect au peuple algérien et indique avoir « des relations vraiment cordiales avec le président Tebboune ».

Travail mémoriel

« Nous avons enclenché un travail, avec le rapport que nous avons demandé à Benjamin Stora (…), avec la jeunesse française et franco-algérienne, et je continuerai ce travail », déclarait Emmanuel Macron au micro de la radio française.

Cependant, ce dernier est conscient que l’apaisement des relations entre les deux pays, sur les sujets mémoriaux, risque de ne pas être immédiat : « Il y aura immanquablement d’autres tensions. Ce ne sont que des histoires de blessures. Le problème c’est que beaucoup sont inconciliables les unes avec les autres ».

Rente mémorielle

Selon Le Monde, Emmanuel Macron aurait critiqué, ce week-end, le gouvernement algérien en parlant d’un « système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente mémorielle ». L’Algérie a vivement réagi en rappelant son ambassadeur à Paris, justifiant ce rappel par un « rejet catégorique » des déclarations attribuées au président français.

L’Algérie avait également fermé son espace aérien aux avions militaires français. En outre, les tensions franco-algériennes avaient commencé mercredi dernier (29 septembre), quand la France a décidé de durcir les conditions d’obtention des visas à l’égard de l’Algérie, mais aussi du Maroc et de la Tunisie.

 

Charly Célinain