Les imams tunisiens appellent au boycott du pèlerinage 2018

 Les imams tunisiens appellent au boycott du pèlerinage 2018


Selon le site h24info, le secrétaire général du syndicat des imams tunisiens, Fadhel Achour aurait interpellé sur Shems FM Othman Battikh, le mufti de la République, pour lui demander que le hajj 2018 (pèlerinage à La Mecque qui aura lieu cette année mi août) soit interdit aux ressortissants tunisiens. 


La raison d'un tel boycott ? D'abord le prix exorbitant. Il faut débourser 9510 dinars tunisiens (un peu plus de 3000 euros !) pour pouvoir accomplir l'un des cinq piliers de l'islam. Une somme colossale pour un pays dont le salaire mensuel net moyen est estimé à 652,86 dinars (un peu plus de 200 euros), selon le site www.leconomistemaghrebin.com.


Cet appel au boycott est aussi motivé par des raisons politiques. Fadhel Achour indique que l'argent récolté  « sert à financer les agressions de pays musulmans ». L’Arabie saoudite utilise l’argent du hadj dans « l’agression contre des pays musulmans comme la Syrie et le Yémen, ce qui est contraire à la loi islamique », aurait déclaré le secrétaire général du syndicat des imams tunisiens.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.