La réalisatrice Hafsia Herzi récompensée au festival Angoulême

 La réalisatrice Hafsia Herzi récompensée au festival Angoulême

PHOTO : DR


Une autre bonne nouvelle pour Hafsia Herzi . Après sa sélection au dernier festival de Cannes (« la Semaine de la Critique »), « Tu mérites un amour », son premier long métrage en tant que réalisatrice, a reçu ce dimanche 25 août à Angoulême le Prix de la mise en scène.


Le film raconte l’histoire de Lila, une jeune fille qui vit toutes les expériences par lesquelles on peut passer après une violente rupture amoureuse. « Je ne m’y attendais pas.  J’ai encore du mal à réaliser », a dit émue au Courrier de l’Atlas l’actrice française, révélée en 2007 dans "La graine et le mulet" d’Abdellatif Kechiche. 


Une émotion compréhensible quand on connait l’histoire de ce film « fait avec des bouts de ficelle », rappelle-t-elle. Un long métrage qu’elle a écrit, réalisé produit, financé. Hafsia Herzi y tient également le premier rôle. « Ce film s’est fait presque sur un coup de tête. J’ai pris contact avec des techniciens, appelé des amis et des acteurs que je connais. On a tourné l’été 2018, cinq jours par mois. Il n’y avait pas de budget, que des bonnes intentions ! », raconte Hafsia.


Quelques semaines avant Cannes, elle décide d’envoyer son film en se disant « qu’il n’y avait rien à perdre ». « Tu mérites un amour » sera finalement retenu à la Semaine de la Critique. Une première consécration. « Ce prix à Angoulême me donne de la force pour me battre encore plus fort », lâche, optimiste, la réalisatrice.


A quelques jours de la sortie en salles prévue pour le 11 septembre, ce prix tombe effectivement à pic….

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.