Norvège : Le nouveau logo Ramadan de Coca-Cola déclenche la polémique

 Norvège : Le nouveau logo Ramadan de Coca-Cola déclenche la polémique


Pour le ramadan, Coca-Cola a lancé une campagne publicitaire particulière en Norvège. La branche norvégienne a mis un croissant sur le logo de la marque.


« Nous voulons montrer notre position claire sur la diversité et son importance pour la société. La diversité et l'inclusion ont toujours été importantes pour Coca-Cola. Par exemple, peu savent que dans les années 1950, nous étions activement engagés dans le mouvement des droits civiques. Coca-Cola a été la première à présenter des campagnes publicitaires en faveur des femmes », a déclaré Johanna Kosanovic, directrice du marketing chez Coca-Cola en Norvège, au journal norvégien Dagbladet, précisant que, dans les pays musulmans, l'entreprise avait une longue tradition de mise en avant du mois de ramadan.


Une décision qui a mis en rogne beaucoup de gens. Sur les réseaux sociaux où Coca-Cola a publié une image de son logo modifié à l'occasion du ramadan, les commentaires islamophobes ont fusé. « Plus de Cola. Beurk! », écrit un utilisateur de Facebook. « Alors ce sera Pepsi à partir de maintenant. […] J'espère que les ventes de Coca-Cola vont plonger », ajoute un autre. « Je ne suis pas contre l'islam, mais ce n'est pas ainsi que la société Coca-Cola devrait se comporter dans un pays chrétien », indique un commentaire sur l'Instagram de Coca-Cola.


D'autres proposent à l'entreprise d'essayer de lancer une campagne publicitaire chrétienne dans un pays musulman. Fatima Almanea du Parti travailliste norvégien a trouvé cette campagne publicitaire « très positive » et même « naturelle » compte tenu qu'il existe une campagne spéciale pour Noël.


La communauté islamique norvégienne a connu une croissance forte depuis les années 1960. À l'heure actuelle, les musulmans représentent environ 5,7% de la population de la Norvège qui compte 5,2 millions d'habitants.


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.