Othman El Ferdaous : « Le Maroc attire 2,5% de PIB en investissement étranger »

 Othman El Ferdaous : « Le Maroc attire 2,5% de PIB en investissement étranger »


Dans l'ensemble, l'investissement au Maroc se porte bien. Le Secrétaire d'Etat chargé de l'investissement, Othman El Ferdaous indique que les voyants sont au vert pour l'investissement étranger mais aussi pour l'investissement public qui est très importante dans la croissance du Maroc. Seul hic : l'investissement privé national qui est ralenti par les prêts interbancaires. Il revient pour nous sur les changements opérés au Royaume.



La destination "Maroc" d'un point de vue économique est attirante pour les investisseurs. A l'exception de l'investissement des sociétés marocaines, les étapes sont franchis avec une bonne régularité. 


Le secrétaire d'Etat évoque ce qui va changer dans la politique mise en place pour attirer de nouveaux investisseurs comme la réforme des CRI (Centres Régionaux d'Investissement) ou la réforme de la charte de l'investissement. Mais c'est surtout sur une réforme qu'il a voulu mettre l'accent : "La charte de déconcentration va permettre aux personnes qui signent les autorisations d'être prêt de l'investissement, et non pas forcément à Rabat."


En ce qui concerne le numérique, le secrétaire d'Etat chargé de l'investissement est revenu sur ce que le Royaume fait dans ce domaine : "La difficulté aujourd'hui est de mettre en rapport les chercheurs avec les entrepreneurs pour faire avancer ce dossier. Nous investissons 0,8% du PIB dans la recherche et développement, ce qui est un bon chiffre. Mais les 3 quarts restent du domaine public. Il faut que le privé s'y investisse plus."


 

Yassir Guelzim

Yassir GUELZIM

Journaliste, auteur et réalisateur, Yassir Guelzim évolue depuis plus de vingt-cinq ans entre presse écrite, radio, télévision et documentaire. La constante de son parcours : décrypter les dynamiques politiques, les sociétés en mouvement et les fractures du monde contemporain.Collaborateur du courrier de l'atlas depuis 2017, il a également travaillé en tant que journaliste à LCI pendant près de quinze ans mais aussi France 3, RMC Moyen-Orient–RFI, France Inter et France Culture, couvrant notamment les élections marocaines de 2002 et de nombreux enjeux liés au monde arabe et à l’espace méditerranéen.Son travail s’est progressivement étendu à l’écriture et à la réalisation documentaire. Co-auteur et co-réalisateur de L’Archipel des Français Libres (France 5, 2021), il explore les mémoires maritimes et les trajectoires méconnues de l’histoire française. L’ouvrage tiré du film reçoit une mention du jury du Prix Étienne Taillemite en 2023. En 2024, il signe également La Prohibition Américaine, une aubaine française, diffusé sur France 5 dont un ouvrage aux éditions Mon Autre France sortira en octobre 2026.Fondateur de la société Mediterranean Press TV News Production, qu’il dirige pendant dix ans, il produit des reportages et documentaires diffusés sur Arte, France 24, Al Jazeera ou Sky News Arabic.Diplômé du département de Sciences Politiques de Paris La Sorbonne et de l'Université de sciences économiques de Montpellier I, Yassir Guelzim conjugue regard analytique, rapport économique et exigence narrative. Spécialisé sur l'économie, il peut aussi traiter de questions politiques, géopolitiques ou sociétales. Ses articles et interviews interrogent les rapports de pouvoir, les identités politiques et les mutations géopolitiques, avec une attention particulière portée sur le Maroc, l'Afrique, le Proche-Orient et les sociétés méditerranéennes.