Le fils de Netanyahu bloqué sur Facebook pour des propos anti-musulmans

 Le fils de Netanyahu bloqué sur Facebook pour des propos anti-musulmans

Une photo prise le 18 mars 2015 montre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) et son fils Yair en visite au Mur des lamentations à Jérusalem. THOMAS COEX / AFP


C’est bien connu : les chiens ne font pas des chats. Yaïr Netanyahu, le fils du Premier ministre israélien a reconnu ce dimanche 16 décembre sur Twitter que Facebook avait bloqué son compte pour 24 heures à cause de posts anti-musulmans qu'il a publiés après des attentats anti-israéliens. L'homme est coutumier des provocations sur les réseaux sociaux.


«Vous savez où il n'y a pas d'attentats? En Islande et au Japon, où, par hasard, il n'y a pas de musulmans», avait publié jeudi Yaïr Netanyahu. Un peu plus tard, il avait affirmé qu'il n'y avait que deux solutions pour arriver à la paix «que tous les juifs s'en aillent ou que tous les musulmans partent», ajoutant «je préfère la seconde option».


Deux soldats israéliens et un enfant né prématurément après des tirs sur sa mère, ont trouvé la mort à la suite d'attaques palestiniennes en Cisjordanie occupée la semaine dernière.

Ses posts ayant été effacés par Facebook, il avait publié un texte dénonçant la politique du réseau social américain, qui laisse, selon lui, «des milliers de posts appelant à la destruction de l'État d'Israël et au meurtre de juifs».


Ce post ayant entraîné son blocage pendant 24 heures, il avait tweeté une copie d'écran et qualifié le réseau social de «dictature de la pensée».


Yaïr Netanyahu, 27 ans, est à juste titre l'une des cibles privilégiées des détracteurs des Netanyahu, indignés que le contribuable paie son garde du corps, son chauffeur ou son train de vie à la résidence, alors qu'il n'exerce aucune fonction officielle. Il avait répondu à ses contempteurs sur Facebook en 2017 avec un brûlot conclu par un emoji figurant un doigt d'honneur.


Récemment, il avait qualifié des militants de gauche de «traîtres» en public, ce qui lui avait valu une remarque officielle de son père. Sans le citer, ce dernier avait rejeté dans un communiqué l'utilisation du mot «traître» pour désigner ses adversaires politiques. 


Début 2018, la publication par les médias d'un enregistrement embarrassant avait provoqué un scandale. Lors d'une virée arrosée dans les clubs de strip-teaseuses de Tel-Aviv au cours de l'été 2015, Yaïr Netanyahu suggère à un de ses compagnons, fils de l'un des hommes les plus riches d'Israël, que le Premier ministre a fait gagner à son père des milliards de dollars grâce à un important accord pour l'exploitation du gaz naturel israélien.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.