Festival de Cannes : une actrice dénonce le massacre à Gaza

 Festival de Cannes : une actrice dénonce le massacre à Gaza

Manal Issa a profité de sa montée des marches pour déployer une pancarte au texte rouge en faveur du peuple de Gaza


On a rarement vu ça à Cannes ! Et pourtant, Manal Issa, jeune comédienne franco-libanaise de 26 ans l'a fait ! Elle a profité de sa montée des marches et de son passage devant les photographes mardi soir, pour déployer une pancarte au texte rouge en faveur du peuple de Gaza : « Stop the Attack on Gaza » (« Arrêtez l'attaque sur Gaza » (.


Manal Issa venait présenter « Mon Tissu préféré », film de Gaya Jiji, dans lequel elle interprète le rôle d'une femme syrienne en quête de liberté.


Elle entendait par ce geste protester contre le massacre survenu la veille (14 mai) à la frontière entre Gaza et Israël. Les soldats israéliens ont abattu froidement 62 manifestants palestiniens non armés, dont huit enfants et un bébé de 18 mois. Il y a eu également près de 2 400 blessés selon un bilan du ministère gazaoui de la Santé. Les Palestiniens protestaient contre l’inauguration qui s'est tenue dans l’après-midi à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël.


Née en France en 1992, Manal Issa part au Liban à l'âge de trois ans et revient faire ses études en France à cause du conflit israélo-libanais de 2006. Elle obtient un diplôme d'ingénieure à l’Institut des sciences et techniques de l'ingénieur d'Angers (ISTIA).


Sa carrière d'actrice démarre quand elle est repérée sur les réseaux sociaux par la réalisatrice libanaise Danielle Arbid qui cherchait quelqu'un pour incarner une jeune Libanaise récemment arrivée en France pour son film « Peur de rien », qui sortira en 2015. Un rôle pour lequel, Manal Issa obtiendra le prix d'interprétation féminine au Festival de cinéma européen des Arcs.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.