Israël approuve 31 logements pour colons à Hébron, une première depuis 2002

 Israël approuve 31 logements pour colons à Hébron, une première depuis 2002

Israël a approuvé ce lundi 16 octobre la construction de 31 logements pour colons juifs dans la ville de Hébron en Cisjordanie occupée.


Israël a approuvé ce lundi 16 octobre la construction de 31 logements pour colons juifs dans la ville de Hébron en Cisjordanie occupée, une première depuis 2002, a indiqué l'organisation israélienne anti-colonisation "La Paix maintenant". Les 31 logements doivent voir le jour dans le centre de la vieille ville sur un terrain appartenant actuellement à l'armée israélienne, a-t-elle dit.


A Hébron, quelque 800 juifs vivent au cœur de la vieille ville  sous haute protection militaire parmi 200.000 Palestiniens.


L'approbation décernée lundi par l'autorité israélienne gouvernant en Cisjordanie sous occupation depuis cinquante ans est encore susceptible d'objections et de recours, jusqu'à la Cour suprême israélienne, a dit Anat Ben Nun, une responsable de La Paix maintenant.


Mais l'ONG s'alarme de la portée de cette décision, compte tenu de la situation d'Hébron. "La colonisation à Hébron représente le visage le plus laid de l'occupation", a indiqué La Paix maintenant dans un communiqué.


Selon elle, la population des colons à Hébron devrait augmenter de 20% grâce aux permis autorisés lundi. "En faisant tout ce qui est en son pouvoir pour faire plaisir à un petit groupe de colons, (le Premier ministre israélien) Benjamin Netanyahu attente non seulement à la moralité d'Israël et à son image internationale, mais foule au pied les valeurs fondamentales des droits de l'Homme et de la dignité", dit l'ONG.


Selon plusieurs associations israéliennes de défense des Droits de l'homme, 500.000 colons juifs vivraient en  Cisjordanie occupée en toute illégalité internationale. 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.