Israël va construire 770 logements à Jérusalem-Est

 Israël va construire 770 logements à Jérusalem-Est

Israël accélère la colonisation à Jérusalem-est


Comme toujours, l’ONU a protesté : des plaintes qui restent toujours lettre morte. Cette fois-ci, même les Etats-Unis ont condamné l’initiative israélienne. Le gouvernement israélien a annoncé ce mercredi 27 juillet, vouloir construire à Jérusalem-Est des centaines de logements destinés à des colons israéliens.


« Nous restons troublés par le fait qu’Israël continue de mener ce schéma d’actions provocatrices et contre-productives, qui soulèvent des questions sérieuses sur l’engagement d’Israël en faveur d’une solution pacifique et négociée avec les Palestiniens », a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby. « Ces mesures prises par les autorités israéliennes sont le dernier exemple de ce qui semble représenter une accélération des activités de colonisation, qui érodent systématiquement les perspectives d’atteindre une solution à deux Etats », palestinien et israélien, a ajouté la diplomatie américaine, comme si elle était surprise par les agissements de ce gouvernement israélien, le plus à droite de l’histoire du pays et qui n’a jamais cessé la construction de colonies en Cisjordanie Occupée.


D’ailleurs, Nir Barkat, le bureau du chef de la municipalité juive de Jérusalem, confirme dans un communiqué que "Ces plans ne sont pas nouveaux et ont été approuvés il y a trois ans". "Les discussions récentes du Comité municipal chargé de l’aménagement concernaient des détails techniques sur la distribution des constructions dans le cadre du projet déjà approuvé". Ces logements viendront agrandir la colonie de Gilo, dans le sud de Jérusalem-Est. Il font partie d’un plan de construction d’environ 1.200 unités de logement.


Côté palestinien, Le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erekat, a, lui, dénoncé une décision "qui reflète une fois de plus l’échec de la communauté internationale à arrêter l’expansion des colonies israéliennes".


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.