Cinéma – Wallay, la pépite du Burkina à voir absolument

 Cinéma – Wallay, la pépite du Burkina à voir absolument

BURKINA FASO / AFP


Sorti mercredi dernier (28 juin) en France, Wallay ("Je te jure" en arabe), du réalisateur suisse-burkinabé Berni Goldblat, doit être absolument vu. Un film d'une extrême finesse, qui parlera d'abord à tous les "issus de l'immigration". Mais pas seulement. Wallay est une histoire universelle. 


Ady, un ado un peu difficile, jeune métis franco-burkinabé, habitant d'un quartier populaire de la banlieue lyonnaise est envoyé par son père qui l'élève seul, soucieux de le voir grandir et mûrir un peu, à Gaoua, une petit bourg du Burkina Faso. Ady y rencontre pour la première fois sa famille, dont son oncle, un personnage autoritaire, qui entend bien faire rentrer son neveu dans le rang. 


Sans misérabilisme et avec l’affection qu’il a manifestement pour le Burkina, Berni Goldblat nous fait découvrir par les yeux d’Ady tout un pays, toute une culture, un mode de vie sain, fait d'humanité et de solidarité.  A l'opposé du monde où vit le "jeune immigré français" où parfois les valeurs humaines se perdent.



Avec Wallay, on suit avec joie le parcours initiatique d'Ady. Au fil du temps, il va considérer la vie sous un tout autre jour. Un voyage sur la terre de ses ancêtres qui l'emmènera tout doucement vers la paix.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.