Aïcha Belaïdi, la pépite du cinéma nous a quittés

 Aïcha Belaïdi, la pépite du cinéma nous a quittés


 


C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition d'Aïcha Belaïdi. Celle qui avait créé le festival "Les Pépites du Cinéma", juste après les révoltes sociales de 2005, s'est éteinte dans la nuit du 3 au 4 janvier 2016. 


 


Défenseuse infatigable de la jeunesse des quartiers populaires, de ces "oubliés de la République française", Aïcha Belaïdi était extrêmement juste et honnête. Elle donnait sa chance à tout le monde et détestait l'injustice.


Ils ont été nombreux cet après-midi à lui rendre hommage, notamment des jeunes cinéastes qu'elle avait aidés. Native de Saint-Quentin dans l'Aisne, en Picardie, elle avait débarqué à Paris à 17 ans. Puis travaillé une quinzaine d'années au sein de la Fondation Danielle Mitterand, d'abord comme secrétaire, puis comme directrice de la communication et de la culture.


L'équipe du Courrier de l'Atlas partage la douleur et la tristesse de sa famille. Repose en Paix Aïcha. Et merci.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.